Câlin et guérison : L’incroyable eficacité d’un câlin

Il n’existe pas de meilleur calmant que le câlin qui vous éloigne des peurs

Qu’est-ce que c’est agréable de sentir un câlin qui nous remplit de la tête aux pieds, qui allume notre lumière intérieure, qui nous fait fermer les yeux, nous sentir sur un nuage et qui nous comble au plus profond de notre être.

Un câlin est un geste qui brise les peurs, qui recompose, qui construit du lien, qui détend et qui aide à conserver le calme.

Les câlins qui réparent et soulagent les peurs

Commençons par parler de ces câlins qui ont la capacité de résoudre les problèmes sans avoir besoin de mots.

Vous avez sûrement déjà vécu ce genre de câlin, après une dispute avec vos enfants ou votre conjoint, au moment où vous ne savez plus quoi vous dire.

Souvent, de nombreuses différences surgissent dans le quotidien et les mots se chargent de tension.

Nous arrivons alors à un point où l’esprit ne peut plus penser, mais il reste les sensations, l’amour que nous portons à cette personne et la douleur de
ne pas réussir à trouver une solution.

Un geste aussi simple qu’un câlin permet de faire tomber immédiatement toute tension, et toute sensation de stress et de désespoir. Soudain, tout s’emboîte: les corps, les émotions et les affects.

Dans les relations de couple, il est très courant de passer par des moments de doutes, de peurs et d’inquiétudes.

• Il y a des moments où la relation de couple tombe dans la routine et d’une certaine manière, nous perdons la magie d’antan. C’est à ce moment-là qu’apparaissent
les doutes.
• Nous commençons à avoir peur, nous nous demandons si notre conjoint nous aime toujours, s’il nous désire toujours et si la relation va continuer à être
aussi forte qu’avant.
• C’est ici qu’intervient le besoin de montrer de l’authenticité. Il y a des jours où il ne suffit pas que « Tout aille bien ». Ces jours-là, nous ne voulons
pas de mots mais nous voulons des actes, et pour cela, rien de mieux qu’un long et silencieux câlin.

Quand on nous donne des câlins, nous devons savoir qu’ils sont authentiques, sincères et réels. C’est là que les peurs s’évanouissent, que l’univers entier
disparaît et que plus rien n’a d’importance.
La chaleur que l’on transmet à travers un câlin est comparable à la chaleur d’un foyer car on sent qu’on est à la maison, une maison faite de chair et d’os.

Un câlin, meilleur médicament pour les douleurs de l’âme

Quoi qu’il nous arrive, sentir la chaleur de quelqu’un que nous apprécions à travers un câlin est essentiel pour notre guérison et notre bien-être lorsqu’on
traverse une mauvaise passe. Quelque chose de très simple, mais compliqué à la fois.

Un petit câlin peut sécher beaucoup de larmes, un petit mot plein d’amour peut nous remplir de bonheur et un petit sourire peut changer le monde.

Ce sont de petites choses grâce auxquelles se construit notre monde car elles le remplissent de paix et d’amour…

Le câlin est un super pouvoir que nous possédons tous, un grand remède de guérison pour les douleurs d’une âme brisée par une réalité difficile, par une tromperie, une trahison ou un abandon.

C’est pour cela que dans la mesure du possible, nous devons faire usage du meilleur anxiolytique à notre portée, un délice d’amour, une conjuration, une rencontre entre deux corps qui s’offrent de la tendresse, de la compagnie et de la chaleur.

Les câlins qui brisent toutes nos peurs

Il y a une vérité dans laquelle deux âmes se lient et s’offrent de la sécurité pour faire face aux obstacles, pour promouvoir une grande force face à la
vie, pour fonder les bases solides de nos sourires.

Ces câlins qui nous aident à faire face à l’adversité, qui nous éloignent de la solitude et qui nous remplissent de joie.

Ces grandes embrassades qui se donnent avec tant de force qu’elles semblent nous briser alors qu’elles nous recomposent.

Sans aucun doute, le câlin est une connexion spéciale qui stoppe le temps et redonne l’harmonie, qui transmet un message qui assainit, qui est la meilleure thérapie pour rénover les sentiments, calmer les émotions et communiquer avec les autres et nous-même.

Fondre nos corps dans un câlin nous aide à être plus patient, à nous détendre et à nous sentir aimé, ce qui contribue au renforcement de l’estime de soi, de l’amour propre et de notre capacité à résister face à la difficulté et aux peurs.

Prenez-vous dans les bras, c’est indispensable pour survivre

Avez-vous déjà soulagé vos tristesses grâce à un câlin ? Il vous a apporté de la chaleur ? Vous êtes-vous félicités de vos réussites en vous prenant dans vos bras ?

Ce câlin intime et propre est indispensable pour être bien nourri, pour faire tomber nos carapaces, pour nous éloigner du froid et pour travailler l’art de l’amour propre qui nous rapproche de l’authenticité.

À travers ces câlins, nous nous ouvrons à nous-même, nous nous lions avec l’extérieur de l’intérieur et nous sommes capables de nous émouvoir. C’est simple, si vous prenez dans vos bras, vous prenez votre vie dans vos bras. Ainsi, on pourrait dire que si on prend ceux qu’on aime dans nos bras et qu’eux nous prennent dans leurs bras, nous sentons de la reconnaissance.

C’est la base de notre construction, nous câliner pour libérer nos émotions et nous rapprocher des belles choses de la vie.

Car grâce au costume du câlin, nous nous protégeons de l’amour faux, de la dépendance, de l’idéalisation excessive et de tout ce qui nous appauvrit, nous fragilise et altère notre courage et notre bonté.

Un câlin qui éloigne les tristesses du corps

À de nombreux moments de notre vie, les câlins sont ce que fait la différence. Mieux vaut ne pas poser de question aux yeux tristes, car c’est juste un câlin dont ils ont besoin.

Quand une personne va mourir, elle ne regrette pas d’avoir été autant prise dans ses bras, d’avoir elle-même pris dans ses bras, d’avoir aimé et d’avoir transmis de l’énergie et de la tendresse.

À ces moments, nous regretterons peut-être d’avoir négligé les personnes que nous aimons, d’avoir tant travaillé et de ne pas avoir offert de démonstrations d’affection et de tendresse chaque jour.

C’est une grande leçon, il faut se câliner plus, car ce sont des moments nécessaires, ce sont les vitamines qui nous donnent de l’énergie, au corps et
à l’esprit. C’est quelque chose que nous ne regretterons jamais.

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Pourquoi le câlin est-il indispensable à notre équilibre ?

Entretien du site Psychologie Magazine avec Céline Rivière sur la nécessité et les bienfaits du câlin

Pourquoi un câlin nous fait-il du bien ?

Céline Rivière : La première raison, c’est qu’un câlin va libérer une hormone : l’ocytocine. On l’appelle hormone de l’attachement, ou hormone du bonheur.
Cela se produit dès que l’on prend dans ses bras, ou que l’on est pris dans les bras de quelqu’un pendant au moins vingt secondes. Produite par le cerveau,
elle a un effet d’apaisement et engendre une sensation de bien-être immédiat. Elle fonctionne lorsque l’on est en état de calme et de plénitude. C’est
bien évidemment le cas lors d’un câlin, mais cela peut aussi se produire lorsque vous êtes allongé sur une plage au soleil ou quand vous méditez. C’est
l’antagoniste de l’hormone du stress, la cortisone. Mais ce n’est pas seulement une question hormonale. Les câlins nous font du bien car ils nous renvoient
au tout petit enfant que nous étions. Celui qui est câliné, pris dans les bras de quelqu’un, en sécurité. Et lorsqu’une personne nous adresse un geste
assimilable à de la bienveillance et à de l’amour, on est envahi par un sentiment de bien-être.

À découvrir

Pour aller plus loin, retrouvez aux éditions Michalon le livre de Céline Rivière sur
la câlinothérapie : une introduction à la thérapie par les câlins. 

Que disent les recherches en neuroscience ?

Céline Rivière : Elles éclairent le rôle des neurones miroir. Quand l’autre en face de nous réalise une action, cela éveille la même chose en nous au niveau
de notre activité neuronale. Par exemple, si je vois quelqu’un se gratter ou bailler, je vais avoir envie de faire pareil. De la même manière, si je vois
quelqu’un arriver vers moi pour me prendre dans ses bras, je vais ressentir quelque chose de l’ordre de la bienveillance, du positif. Je serai en confiance.
Au niveau de la peau, les corpuscules tactiles – des petits récepteurs – nous permettent d’envoyer un message au cœur pour lui indiquer le bien-être que
l’on ressent lorsque l’on est touché. On se sent alors beaucoup plus apaisé. 

Qu’est-ce que l’on entend exactement par câlin ?

Céline Rivière : Un câlin, c’est prendre complètement l’autre dans ses bras. Cela n’a absolument rien de sexuel. C’est se mettre contre l’autre, dans sa
chaleur, contre son cœur. 

Les câlins favorisent-ils les liens sociaux et sont-ils efficaces face au stress ?

Céline Rivière : Exactement. Lorsque l’ocytocine est activée, on va beaucoup plus vers l’autre, on a moins peur. On se sent moins seul aussi, être touché
c’est ne pas être seul. C’est le cas avec les Free Hugs. Même si la durée du câlin ne dure qu’un court instant, pendant ce temps-là, on se sent reconnecté
à quelqu’un. C’est ainsi un antidépresseur naturel.

Pourquoi est-ce si difficile, dans notre société, de prendre quelqu’un dans ses bras?

Céline Rivière : Parce que l’on a peur de sa réaction. Ce n’est jamais facile d’aller vers l’autre, on a toujours l’impression qu’il peut nous rejeter.
Or, être rejeté, c’est ce qu’il y a de pire. C’est pour cela qu’il est parfois plus facile de câliner un animal. On ne craint pas qu’il puisse le faire.
Et si au bout d’un moment ils s’en vont, c’est notamment le cas avec les chats, nous ne pensons pas que c’est grave. Ce n’est pas parce qu’ils nous jugent,
mais seulement parce qu’ils en ont reçus suffisamment.

Que l’on fasse ou que l’on reçoive un câlin : le fonctionnement est le même ?

Céline Rivière : Oui, parce que l’on est dans le partage, dans l’échange. Quand on donne un câlin, on reçoit de l’autre. 

Est-il vrai que ce simple geste a un effet sur le système immunitaire ?

Céline Rivière : Oui, une étude a été menée par une équipe de chercheurs américains de l’Université Carnegie Mellon à Pittsburgh. Elle a révélé que l’on
est moins enrhumé, moins touché par la grippe et tous ces petits virus qui s’attrapent en hiver, lorsque l’on est touché, câliné. 

Et face à certaines maladies, telles que l’autisme ?

Céline Rivière : Les autistes ont un problème avec le toucher et le regard. Pour rééduquer  cela, on peut notamment passer par les animaux, car le contact
est souvent beaucoup plus facile qu’avec les humains. Cet échange va produire l’ocytocine. On le fait beaucoup avec des chevaux ou des chats car ce sont
des animaux qui ne cherchent pas le regard, contrairement à nous. Ils en savent beaucoup plus que nous sur la manière de se comporter avec les autistes.
Chez eux, c’est instinctif. 

Câliner un proche ou un inconnu procure-t-il les mêmes bienfaits ?

Céline Rivière : Pas les mêmes, mais dans tous les cas on en tire des bénéfices. Avec les Free Hugs, on partage l’idée selon laquelle on va être dans un état de bienveillance. C’est un câlin qui va englober l’autre. Mais on peut se sentir bien dans les bras de quelqu’un et pas dans ceux d’un autre. L’échange fonctionne au niveau des énergies de chacun. Quelque part, il y a un côté magique que l’on n’explique pas…

Les câlins sont-ils indispensables ?

Céline Rivière : Ils le sont dès les premières secondes de la vie. D’ailleurs, dans les unités de prématurés, on s’est rendu compte que les enfants prennent
50% de poids en plus lorsqu’ils sont touchés. C’est pour cela que maintenant, on va tout de suite mettre le bébé qui vient de naître en peau à peau avec
sa maman. C’est ce qui permet d’établir le contact. 

Pour obtenir des bénéfices réguliers, à quelle fréquence devrions-nous faire des câlins ?

Céline Rivière : Tous les jours. Pour un enfant, cela ne semble pas énorme, contrairement à l’adulte qui a grandi avec des peurs et qui craint d’être rejeté.
Cela ne signifie pas pour autant que l’on n’a pas envie d’en donner et d’en recevoir, c’est juste que la plupart du temps on n’ose pas. Il nous faut briser
ce tabou et ouvrir des barrières. Autre point, il faut savoir que le câlin doit durer au moins vingt secondes pour pouvoir libérer l’ocytocine. Et comme
il dure en moyenne trois ou quatre secondes chez l’adulte, on va multiplier les câlins. Cinq par jour ce serait idéal.

Quels conseils en tirer dans notre vie quotidienne, familiale, amoureuse ?

Céline Rivière : Au fond, plus on touche mieux on est. Il existe une corrélation entre le nombre de câlins que l’on donne et reçoit chaque jour, et la
longévité des couples. Donc, si vous voulez avoir une relation qui dure et qui soit dans la sérénité, il faut se toucher. C’est la même chose avec les
enfants : plus tôt on leur fait des câlins, plus ils se sentent en sécurité. En plus cela favorise leur apprentissage. Pour eux comme pour nous, plus on
se sent en sécurité, plus on est disponible pour laisser notre intelligence s’exprimer, apprendre et comprendre. 

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Tout le monde n’aime pas forcément les câlins. Pour certaines personnes, ce geste n’est pas naturel, alors elles marquent de la distance. Vous êtes concerné ?

Je ne suis pas câlin

« J’adore mes enfants, affirme Sophie, 37 ans, photographe. Mais je ne sais pas les prendre dans mes bras, ou les cajoler gratuitement. Ces gestes ne sont pas naturels chez moi. Et je m’en veux d’être aussi froide.  »  A l’heure où l’on prône les vertus du “peau-à-peau”, il n’est pas facile de porter fièrement sa pudeur. « Notre société valorise et encourage le contact, reconnaît Laurie Hawkes, psychologue et psychopraticienne. Nous devons être tendres, chaleureux, décomplexés… L’introversion est vite jugée dysfonctionnelle. » Pour autant, les
marques d’affection sont-elles nécessaires ? « L’échange est fon- damental à notre équilibre, admet la psychanalyste Dominique Devedeux. Le toucher est
structurant pour l’individu,qui y puise sa sécurité affective. Mais des résistances peuvent bloquer notre désir d’aller vers l’autre. »

Je reproduis ce que je connais

Laurie Hawkes constate que,dans certaines familles, «l’émotion, l’affect, voire le corps, sont mis à distance. Ce qui est ressenti est gardé pour soi ».
Or, nous avons tous tendance à marcher sur des sentiers battus. « Inconsciemment, il est bien plus sécurisant de reproduire ce que nous avons vu et expérimenté,
enfant », poursuit Dominique Devedeux. Notre mère ne nous embrassait jamais ? Sa réserve ayant été érigée en norme, comment désormais couvrir l’autre de
baisers ? Nos parents étaient distants ? Vingt ans plus tard, nous voilà emmurés dans ce même schéma conjugal. « L’inconscient est paresseux ! sourit la
psychanalyste. Automatiquement, l’individu calque son comportement sur celui dont il sait comment il fonctionne. »

Je m’autocensure

Ce n’est pas le désir de rendre tangible l’amour qui fait défaut, « car nous avons tous en nous cet élan », précise Dominique Devedeux. Laurie Hawkes rappelle que « tout petit, l’enfant produit des gestes spontanés, selon Winnicott. Naturellement, il cherche le contact avec sa mère – ou toute autre figure maternante. Si ce besoin n’est pas accueilli et accepté, alors le geste est interrompu. Le bébé a honte d’avoir ressenti un tel désir, comme si celui-ci n’était pas bon ou digne, puis il “gèle” son corps ». Des expériences malheureuses et répétées inhibent notre spontanéité. Pour Dominique Devedeux, « nous nous défendons d’exprimer notre amour et justifions notre réserve par des “Je ne sais pas comment faire”, “Quand on n’a rien reçu, on n’a rien à donner”, ou encore “Ce n’est pas moi”. Ces croyances nous installent dans l’austérité ».

J’ai peur de l’autre

Mais derrière ces bons prétextes se cache la peur d’éprouver à nouveau de la honte. « Nous craignons et anticipons la réaction de l’autre, son rejet, sa
moquerie, son embarras, explique la psychanalyste. L’autre, cet éternel inconnu, représente une menace. » Dont il faut rester à l’écart ! À moins de trouver
un être inoffensif, innocent ? « Certains introvertis s’autorisent une proximité physique avec un nouveau-né ou même… un animal ! remarque Laurie Hawkes.
Parce que celui-ci n’est pas un danger. » Mais dès lors que l’enfant grandit ou que c’est un adulte qu’il nous faudrait dorloter, le passé resurgit et
tout notre corps, notre cœur, notre esprit, nous dit!: « N’y va pas, souviens-toi, tu vas te brûler les doigts. »

Que faire ?
À découvrir
À lire

La Force des introvertis de Laurie Hawkes. La psychologue et psychopraticienne se penche avec bienveillance sur ceux qui ont besoin de solitude pour se
ressourcer, et leur propose d’explorer leur richesse intérieure. Une déculpabilisation de l’introversion à l’heure où l’exubérance fait loi (Eyrolles, 2013).

Prendre le risque de la rencontre

Dominique Devedeux, psychanalyste, suggère d’oser : « Puisque, naturellement, le désir d’aller vers l’autre demeure intact, peut-être pouvez-vous essayer
d’aller au-delà de vos résistances et, au lieu d’étouffer la pulsion, vous autoriser à l’écouter ? Pourquoi ne pas tenter, de temps en temps, un geste
? » Choisissez quelqu’un de confiance, dont vous savez l’amour irréfutable. Et voyez ce qu’il arrive ! Cette expérimentation peut vous suffire à vous rassurer
et apaiser vos anticipations du pire.

Danser !
« Il s’agit de réapprendre la proximité physique, analyse Laurie Hawkes, psychologue et psychopraticienne. Je propose souvent aux personnes très réservées
de se mettre à la danse. C’est une activité qui suppose d’être en lien avec son partenaire, mais qui demeure cadrée. Les règles, les consignes sont sécurisantes.
» À vous de trouver le rythme qui vous convient : salsa, tango, rock…

S’interroger en thérapie

Pour Laurie Hawkes, « si le blocage remonte à l’enfance, une thérapie peut aider la personne à explorer l’angoisse ». Ne vous tournez pas nécessairement vers une thérapie corporelle, qui pourrait vous faire peur et renforcer le symptôme. Vous pouvez aussi penser à libérer votre corps de sa tension interne
en optant pour des séances de relaxation, de méditation, de yoga. « Il s’agit de se faire du bien, de se faire plaisir, conclut Dominique Devedeux. Rester
en retrait, c’est se priver du sel de la vie. »

Source: Psychologie Magazine (nouvelle fenêtre)

Darshan : Anne dans les bras d'Amma, câlin

Darshan : : Anne dans les bras d’Amma

Dans le monde d’aujourd’hui, les hommes comme les femmes ont besoin de s’éveiller aux qualités maternelles. Les câlins d’Amma ont pour but de rendre les gens conscients de cette nécessité. (Amma)

Question : Pourquoi le câlin est-il un outil thérapeutique incroyablement efficace ?

Osho :

“L’homme a besoin d’être un centre d’attention. C’est l’un des besoins les plus fondamentaux des êtres humains. Si on ne prend pas soin de lui, l’être
humain meurt. S’il ne sent pas qu’il est important pour quelqu’un, au moins pour quelqu’un, toute sa vie devient insignifiante.

Aussi, l’amour est la plus grande thérapie qui soit. Le monde a besoin de thérapie parce que le monde manque d’amour. Dans un monde vraiment vivant d’amour,
aucune thérapie ne serait nécessaire, l’amour serait suffisant, plus que suffisant.

Le câlin est simplement un geste d’amour, de chaleur, d’affection. La sensation de chaleur qui se déverse de l’autre personne fait dissoudre de nombreuses
maladies en vous, fait fondre l’ego froid comme de la glace. Cela vous fait retrouver l’enfance.

De nos jours, les psychologues sont bien conscients du fait que si un enfant n’est pas étreint, embrassé, il va manquer d’une certaine nourriture. Tout
comme le corps a besoin d’aliments, l’âme a besoin d’amour. Vous pouvez satisfaire à tous les besoins matériels de l’enfant, lui donner tous le confort
matériel, si les câlins manquent, l’enfant ne deviendra pas un être en pleine santé. Au fond de lui, il restera triste, ignoré, négligé, abandonné. Il
aura reçu de bons soins, mais il n’aura pas été materné.

Il a été observé que si un enfant ne reçoit pas de câlins, il commence à se replier sur lui-même — il peut même en mourir — bien que tout le reste soit
à sa disposition. Sur le plan corporel, il reçoit tous les soins, mais aucun amour n’entoure l’enfant. Il devient esseulé, il devient déconnecté de l’existence.

L’amour est notre connexion, l’amour est notre racine. Tout comme vous respirez — pour le corps, c’est absolument essentiel : arrêter de respirer et vous
n’existez plus — de la même manière, l’amour est le souffle intérieur. L’âme vit par l’amour.

L’analyse n’y parviendra pas. L’esprit et la clarification, la connaissance et l’érudition n’y parviendront pas. Vous pouvez savoir tout ce qu’il faut
savoir sur la thérapie, vous pouvez devenir un expert, si vous ne connaissez pas l’art d’aimer, vous restez uniquement à la surface du miracle de la thérapie.

(…) Le câlin est un simple geste d’unité — même le geste apporte une aide. Si ce geste est vrai — pas seulement un geste, mais votre cœur y est aussi présent
— il peut être un outil magique, il peut faire des miracles. Il peut transformer une situation dans son ensemble, instantanément… Le câlin est tout simplement
l’une des choses les plus importantes.

(…) Quand vous aimez une personne, la seule verbalisation n’est pas suffisante, les mots ne suffisent pas, quelque chose de plus substantiel est nécessaire,
les mots ne sont qu’abstraits. Vous devez faire quelque chose. Tenez la main, étreignez la personne, embrassez-la, prenez-la dans vos bras. Cela vous aidera
tous les deux — si vous pouvez vous fondre tous les deux dans l’embrassade, vous allez redevenir plus jeunes, plus frais, plus vivants. C’est tout le processus de la guérison.

L’analyse est la voie du mental, le câlin est la voie du cœur. Le mental est la cause de toutes les maladies et le cœur est la source de toute guérison.”

Merci à Pierre LEGAREC pour cet article.
Lire sa version originale ici

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