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Citations inspirantes sur le mental dans tous ses états

Quelques citations inspirantes… et inspirées ! glanées sur la Toile au sujet du mental dans tous ses états.

Qu’est-ce que le Mental ?

Le mental est un outil qui vous permet de penser, de construire, d’organiser et de faire toutes sortes d’autres opérations. Le seul problème avec le mental est qu’il nous utilise au lieu de se laisser utiliser par nous . C’est de cette emprise que nous souffrons.

Lire ici un éclairage particulier sur le mental et sa relation avec l’ego (nouvelle fenêtre)

Citations inspirantes

“Quand un homme abandonne tous les désirs de son mental et qu’il trouve satisfaction en soi-même, alors il est appelé un sage au mental très stable.
Celui qui n’est attaché à rien ne se réjouit ni ne s’afflige en obtenant l’agréable ou le désagréable…
Comme la tortue rentre tous ses membres, celui-là retire tous ses sens des objets des sens….Les objets des sens se détournent de l’abstinent habitant du corps …”
(Extrait de la Bhagavad gita, le yoga selon le Samkhya  II54-72)

“Quand le mental n’est plus identifié avec son champ d’expérience, il y a comme une réorientation de sens vers le soi.” (Yoga Sutra- II.54)

“Le mental devient riche de ce qu’il reçoit, le cœur l’est de ce qu’il donne.” (Victor Hugo)

“Le mental crée l’abîme, le cœur le traverse.” (Nisargadatta Maharaj)

“D’ordinaire, nous évoluons dans l’ignorance totale que notre mental dirige au quotidien notre existence, forcément de façon chaotique. Notre mental fonctionne à partir de la mémoire, des expériences passées, de l’interprétation, de la projection, de l’anticipation…, sans la conscience de la réalité de l’instant, sans inspiration… En cas de mal-être, de circonstance problématique ou conflictuelle, seuls sont concernés des vieux ressentis douloureux titillés, mais le mental vient avec ses explications fourvoyées. On éprouve une chose ou une autre et l’on entre dans la réaction, parce que le mental a adjoint au ressenti une cause (toujours mensongère). Imaginons ou invoquons la possibilité d’être un instant sans intentions ni attentes, dans la seule appréciation d’être, et reconnaissons le nouvel état de conscience ainsi permis. Ayons la curiosité de découvrir combien notre mental dicte nos comportements, influence nos états d’âme, et percevons cela sans rien en penser ! La présence est ce qui reste quand le crédit accordé aux pensées a été retiré, quand le mental a cessé de prendre le dessus, quand « l’être » n’est plus voilé par « l’humain ».” (Robert Geoffroy)

Ne cherchez pas à vous libérer du désir ni à « atteindre » l’illumination. Apprenez à être présent. Soyez celui/celle qui observe le mental !’ (Eckhart Tolle)

“Un mental relaxé est un mental créatif.” (Yongey Mingyour Rinpoché)

“Le but premier du Pranayama n’est pas la maîtrise de la respiration mais celle de l’activité mentale. La pratique du pranayama conduit à la faculté de concentration.”
(Shri Mahesh)

“Le yoga est la cessation de la fragmentation du mental.” (Patanjali)

“Votre détermination doit être solide, soutenue par le courage de vivre la vérité, sans engager le mental à deviner ce qu’elle est.” (Jac O’Keeffe)

“Les problèmes ne peuvent jamais être résolus en utilisant le même schéma mental que celui qui les a créés.” (Albert Einstein.)

“Émancipez-vous de l’esclavage du mental. Personne d’autre que nous ne peut libérer nos esprits.” (Bob Marley)

NB: Cet espace est le vôtre. N’hésitez pas à m’envoyer des citations inspirantes sur le thème du mental, quelle qu’en soit la source, y compris vous-même !
Votre citation sera ajoutée à cet article avec le nom de son auteur (même et surtout si c’est vous !), et votre propre nom en tant que pourvoyeur. D’avance
merci!

Vivre le moment présent: échapper au piège du mental

VIVRE LE MOMENT PRÉSENT

Vous avez sans doute déjà expérimenté d’être dans le moment présent, ICI ET MAINTENANT. Puis… vous avez recommencé à anticiper le futur ou vous vous êtes appuyé sur les expériences passées pour appréhender le présent. Votre attention s’est alors piégée dans le mental.

Le mental est le siège du passé et du futur. Le ressenti est le siège du moment présent.

Vivre le moment présent implique d’être ouvert, sans jugement et disposé à vivre l’expérience qui s’offre à soi, sans sélectionner ce qui est bon ou pas, juste ou pas, correct ou pas.

Vivre et rester dans le moment présent requiert d’être sans désir et sans résistance à ce qui est. Qu’importe ce qui est, que ce soit une émotion, une situation, une perception, etc. Résister ou refuser d’accueillir sa culpabilité, sa tristesse ou sa frustration nous piège ; la résistance nous y colle.

Résister à une situation qui implique un changement nous bloque et nous coupe de la fluidité qui nous est si chère.

Le moment présent se révèle lorsque le mental se fait silencieux. Silence et moment présent sont deux facettes du même diamant. Il ne s’agit pas de couper les liens avec le mental, mais, dans un premier temps, d’utiliser le mental comme un bienveillant serviteur plutôt que de se laisser contrôler par lui.

Je vous invite à écouter le silence derrière les pensées et à ouvrir votre cœur afin d’accueillir ce qui est. Vous expérimenterez la fraîcheur du moment présent et ressentirez toute la douceur et la joie qui en émerge.

(…)

Au fil du temps, les gens accumulent des biens, mais aussi des souvenirs remplis d’émotions. Leur passé devient de plus en plus consistant, lourd. Pour échapper à la partie souffrante de leur passé, ils se projettent dans le futur, là où tous les rêves sont permis. Le futur est un refuge qui permet de s’échapper du ressenti de l’instant. Faites dès maintenant l’expérience du moment présent. Arrêtez de lire, ne pensez pas et ressentez ce qui se passe en vous. Si vous y êtes vraiment en train de ressentir, vous voyez que le futur n’existe pas. Il commencera à exister lorsque vous allez le créer avec votre mental.

Pouvez-vous rester ici et maintenant et accueillir ce qui est ?

L’accueil inconditionnel de ce qui est vous rapproche de la vérité de qui vous êtes. L’avoir vous en éloigne. Se détacher de ses croyances, émotions et identités aboutit au cœur de soi, Être. Être est nu, vide et éternellement immaculé. Vous êtes inévitablement attiré par le vide. C’est votre nature véritable. Ce vide est l’ennemi juré de petit « moi » qui craint de disparaître dans ce vide. Et il a bien raison. Le vide dont il a peur est le vide qu’il imagine, c’est le vide mental. Lorsqu’il accepte de donner sa vie, de se lâcher, il renaît dans l’amour. Le vide de l’Être n’est pas dangereux, c’est un vide plein de vie et de promesses. Le vide de Être est plein et vivant ; c’est la potentialité de toutes choses.
C’est parce qu’au départ il y a le vide que nous pouvons créer. Il faut une pièce vide pour mettre les meubles qui me plaisent et dont j’aurai besoin. Si la pièce est déjà remplie, c’est impossible d’y ajouter quoique ce soit et d’y vivre.

Regardez votre cœur, il n’y a rien dedans. C’est pour cela qu’il peut aimer. Votre cœur est un espace vide et aimant qui peut accueillir toutes choses. Si votre cœur est rempli de tristesse ou d’enthousiasme, comment pourra-t-il accueillir la beauté d’un coucher de soleil ou le sourire d’un enfant. Pour accueillir, il faut un espace vierge, le plus vierge possible. (…)

Les trois caractéristiques de l’être sont : la vacuité (le vide), le silence et l’immobilité.
Voulez-vous vivre dans la plénitude du moment présent ?
Si oui, vous devrez cesser d’accumuler des connaissances et commencer à voir en direct ce qui est. Je parle de voir sans préjugés et sans croyances, de voir sans juger, ni condamner, sans aimer ni détester. Simplement accueillir ce qui est, tel que ça se présente. C’est cela le véritable amour, accueillir sans volonté que ça disparaisse ou se transforme. Être avec quelque chose et rester avec, tout simplement. À partir de Être, se dévoile un accueil inconditionnel. L’ego essaie d’accueillir, mais ce n’est pas possible car il juge ou veut toujours quelque chose.

Vous doutez de pouvoir accueillir inconditionnellement ? Rappelez-vous que votre nature est « Être », c’est-à-dire vacuité, silence et immobilité. Vous n’avez rien à faire pour acquérir cela, c’est déjà là. C’est là depuis toujours. Il est possible que vous croyiez le contraire… Vous pouvez changer une croyance, mais pas votre nature véritable.

En vous libérant de vos vielles peaux, vous vivez dans la nudité de l’Être. Vivre dans la nudité de l’être c’est vivre sans filet, sans protection. C’est là que vous êtes vrai. C’est dans la nudité de l’Être que se trouve la plénitude du moment présent, le bonheur éternel.

Extraits de textes de Claudette Vidal

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Singe de l’esprit et concentration: comment faire taire le mental

Pour retrouver la paix au besoin, puis la joie de vivre, on a toujours à sa disposition une panacée insoupçonnée : faire taire son mental ou ne pas l’écouter.

(Robert GEOFFROY)

Vous et moi avons un ami commun. C’est un singe. Si si, un singe… dans la tête de chacun de nous. Vous ne le reconnaissez pas ? Turbulent, agile, sautant de branche en branche, d’idée en idée, de passé en futur il est partout à la fois, partout sauf au centre… là où vous aimeriez justement garder de votre attention. Ainsi les bouddhistes et taoïstes nomment-ils notre Mental : le singe de l’esprit. Mieux le connaître pour l’apprivoiser, c’est ce que je vous propose aujourd’hui. Concentration…

Le singe de l’esprit, de l’Inde à la Chine

Le singe de l’esprit est une expression du chinois xinyuan et du sino-japonis shin’en 心猿.
On la trouve déjà il y a deux mille ans en Inde et en Chine. Lorsque le bouddhisme a été introduit en Chine, les missionnaires ont importé la métaphore de « Singe de L’Esprit », ainsi que leur tradition indienne autour du singe (avec le demi-dieu Hanuman, notamment) ; cependant les Taoïstes chinois pratiquaient déjà une forme de yoga appelée « Singe Sautant » et « Singe Saluant ». (1)

Le terme bouddhiste « Singe de l’esprit » est synonyme d’instable, agité, capricieux, fantasque, fantaisiste, inconstant, confus, indécis, incontrôlable.

Rien que ça ! Je ne sais pas vous, mais je reconnais là mon Singe intérieur qui parfois :

  • – m’empêche d’être pleinement présente en réunion, dans une conversation parce qu’il m’agite des drapeaux de toutes les couleurs : que manger ce soir, quand expire la réservation de ce billet de train, ai-je répondu au message de ce client, etc.
  • – me tient éveillée malgré moi, avec mille idées virevoltantes dans le noir;
  • – me distrait d’un bon spectacle, d’une musique, en agitant son grelot idiot pour commenter ce que je ressens;
  • – etc.

Et vous, comment vivez-vous avec votre Singe ?
Vous laisse-t-il lire cet article jusqu’au bout ? Pour une fois qu’il est question de lui.

Restez avec nous !

Les bouddhistes et taoïstes ont compris la puissance de ce singe, et la nécessité de l’apprivoiser pour avoir une vie équilibrée et centrée sur des objectifs définis par notre volonté consciente.
Ils ont donc inventé des exercices destinés à accroître la maîtrise de soi, à commencer par la maîtrise du Singe de l’esprit.

Or, nous voilà en ce début de XXIème siècle avec un deuxième singe, extérieur celui-là ! Un singe multimedia, social, temps réel… un animal de compagnie bien envahissant. On pourrait l’appeler Zappy le Singe, et il donne une parfaite réplique à notre Singe intérieur ; il nous fait ouvrir 10 fenêtres de navigateur web, répondre au téléphone en même temps que nous lisons un email, et tolérer que des fenêtres fasse Pop! Ding! Bzzz! sur nos écrans, au royaume de la Notification .

Comment se concentrer quand tout autour de nous zappe, frétille, tweete, clignote ?

Certes le Singe de l’Esprit a du bon, et Zappy son compagnon de jeu qui lui donne la réplique, le rend peut-être encore plus agile.

Vivacité, rapidité, c’est très bien.
Mais voilà, la fébrilité du Singe a beaucoup d’inconvénients :

  • agitation;
  • sur-stimulation, saturation;
  • stress;
  • éparpillement et troubles de l’attention;
  • inefficacité;
  • difficulté à se concentrer pour les tâches qui ne nécessitent;
  • fatigue voire épuisement.

Cliquez ici pour en savoir plus sur la concentration en tant que posture du mental

(…) Alors comment se centrer et se concentrer à notre époque ? Comment apprivoiser son Singe de l’Esprit et l’envoyer avec Zappy le Singe faire une sieste bien méritée?

  • Premier principe :
    On ne peut pas faire taire le Singe en s’opposant à lui.
    Cela ne fonctionne pas. C’est le principe de la double contrainte, « n’aie pas ces pensées perturbatrices » met le focus sur les pensées. Un exemple connu est « ne pensez pas à un éléphant rose! »… à quoi pensez-vous, là ?
    Conclusion : il faut au contraire se concentrer sur autre chose, faire diversion à la diversion, remplacer la compulsion par autre chose.
  • Second principe :
    La discipline avant toute chose.
    Pas de magie, mais de l’entraînement ! Si nous avons perdu l’habitude de nous concentrer, c’est comme un muscle qu’il faut faire (re)travailler. Et comme tout muscle, il a besoin de phases de travail limitées, entrecoupées de pauses (pendant lesquelles nous pouvons donner libre court à notre dispersion mentale, façon récréation) ; ces respirations sont essentielles pour une concentration de qualité. Certaines études disent que nous ne pouvons nous concentrer efficacement que pendant 25 à 45 minutes ; une durée probablement variable selon les personnes, la tâche à effectuer, leur entraînement, etc.
  • Quatre pistes pour se centrer :

    1. Du Mental au Ressenti

    Le Singe étant exclusivement mental, il s’agit de changer de mode, en passant de la pensée au ressenti. Vous rappelez-vous l’index de conscience ? Changer de mode nous aide à nous déconnecter d’une boucle de fonctionnement. Par exemple, en vous centrant sur votre ressenti face à une situation, vous mettez de côté le mental.
    Note : une vraie respiration s’avère une alliée de poids pour se connecter dans le ressenti. Notre Singe de l’esprit parfois, nous entraîne à respirer superficiellement, uniquement par la région des clavicules et non profondément, par l’ensemble abdomen + thorax dans une respiration complète.

    Comment vous connectez-vous à votre ressenti ?

    2. Du Bruit au Silence

    Le Singe de l’esprit est parfois aussi bruyant qu’un magasin de jouets avant Noël ! Pour avoir les idées claires, il est nécessaire de laisser retomber cette agitation sonore dans notre tête. Le silence offre comme un lac immobile, sans une ride, sur lequel la pensée devient limpide.

    Comment faites-vous le silence en vous ?

    3. Du Stress à la Détente

    Le Singe est agitation et sur-stimulation, d’où un stress. Le contre-pied, c’est la détente : la décider comme une priorité plutôt que d’espérer l’atteindre en calmant le Singe (voir Premier principe ci-dessus !)
    Ici encore la respiration profonde nous aide.

    Que faites-vous pour vous détendre ? Qu’est-ce qui vous détend ?

    4. De l’Eparpillement au Centrage

    Dernière étape, le centrage actif remédie à l’éparpillement. Les moines zen pratiquent cela sur plusieurs jours de méditation zazen intensive sous le nom de sesshin littéralement « rassembler l’esprit ». Il s’agit de maîtriser sa conscience, la diriger où on le souhaite, en avoir le contrôle. Corollaire : votre conscience est pleinement présente là où vous l’avez décidé. Vous pouvez être dans l’ici et maintenant, sans être dérangé(e) par les ronflements de votre Singe de l’esprit enfin endormi.

    Savez-vous vous centrer sur une seule idée ? Comment faites-vous pour revenir à l’ici et maintenant ?

    Lire l’article original et ses sources ici (nouvelle fenêtre)

    À lire aussi:
    Le mental, plus belle conquête de l’esprit ?

Hommage au mental, serviteur fidèle

Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don.”

(Albert Einstein)

À lire aussi:
Yogi Bhajan et les trois aspects du mental

Hommage à mon mental, serviteur fidèle, par Claudette Vidal

Ô mon mental
Toi mon bien-aimé serviteur
Tu as été abusivement utilisé par un maître excessif
Pardonne-moi ces abus.

Dorénavant tu travailleras beaucoup moins,
Et dans des conditions favorables.
Tu seras interpellé uniquement pour les tâches qui te siéent.
Tu pourras te reposer longuement
Et profiter de ton ami le silence
Que tu as trop peu fréquenté.

Je t’ai confié la lourde tâche de me rappeler sans cesse ce que je dois faire
De m’aider à réfléchir sur les idées que je voulais élucider
Mais surtout, comme un esclave, j’ai exigé de toi que tu travailles sans relâche.
Je t’ai donné le lourd mandat de réagir sur tout ce que je vois, entends, goûte et ressens
Même quand tu n’avais pas de tâches à effectuer, tu continuais de t’épuiser à travailler
Car j’oubliais de te mettre au repos
Ou bien, je ne savais pas comment mettre fin à tes activités.

Je t’ai demandé de résoudre des problèmes qui ne sont pas de ton ressort
Désolée, je ne connaissais pas tes limites
Je me suis adressée à la mauvaise enseigne.
J’aurais dû savoir que tu n’as pas été créé pour résoudre le mystère de l’existence
Faisant toi-même partie de l’existence.
J’ai compris que pour ces questions je dois m’adresser à une autre instance
Le Créateur lui-même.

Malgré Sa gentillesse et Sa disponibilité illimitée
Je me suis parfois sentie intimidée à l’idée de l’interpeller
Nous nous sommes parlé et je me sens maintenant plus à l’aise de m’adresser à Lui.
Désormais, je vais utiliser la voix du cœur
Le cœur jouit d’un système de régénération instantané et illimité,
Il ne se fatigue donc jamais.

Tu t’es épuisé à la tâche sans jamais te plaindre
Même fatigué, tu assumais tes responsabilités sans laisser entrevoir ton épuisement.
Je continuerai de t’utiliser pour mettre en mots, comprendre ou réfléchir
Je ne peux me passer de toi, tu sais.
Je serai auusi plus sélective dans le choix dans mes demandes.

Bon repos, Ô mon mental !
Jouis de ces nombreux instants de douceur qui t’attendent
Et reçois ma gratitude infinie pour ta collaboration plus qu’exceptionnelle.

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Souffrance et mental ou “en finir avec la souffrance”

« La douleur et la souffrance sont inévitables tant et aussi longtemps que vous êtes identifié à votre mental, c’est-à-dire inconscient spirituellement parlant. Je fais ici surtout référence à la souffrance émotionnelle, également la principale cause de la souffrance et des maladies corporelles. Le ressentiment, la haine, l’apitoiement sur soi, la culpabilité, la colère, la dépression, la jalousie, ou même la plus petite irritation sont sans exception des formes de souffrance. Et tout plaisir ou toute exaltation émotionnelle comportent en eux le germe de la souffrance, leur inséparable opposé, qui se manifestera à un moment donné. N’importe qui ayant déjà pris de la drogue pour “décoller” sait très bien que le “planage” se traduit forcément par un “atterrissage”, que le plaisir se transforme d’une manière ou d’une autre en souffrance. Beaucoup de gens savent aussi d’expérience avec quelle facilité et rapidité une relation intime peut devenir une source de souffrance après avoir été une source de plaisir. Si on considère ces polarités négative et positive en fonction d’une perspective supérieure, on constate qu’elles sont les deux faces d’une seule et même pièce, qu’elles appartiennent toutes deux à la souffrance sous-jacente à l’état de conscience dit de l’ego, à l’identification au mental, et que cette souffrance est indissociable de cet état.

Il existe deux types de souffrance : celle que vous créez maintenant et la souffrance passée qui continue de vivre en vous, dans votre corps et dans votre mental. Maintenant, j’aimerais vous expliquer comment cesser d’en créer dans le présent et comment dissoudre celle issue du passé.

La plus grande partie de la souffrance humaine est inutile. On se l’inflige à soi-même aussi longtemps que, à son insu, on laisse le mental prendre le contrôle de sa vie.

La souffrance que vous créez dans le présent est toujours une forme de non-acceptation, de résistance inconsciente à ce qui est. Sur le plan de la pensée, la résistance est une forme de jugement. Sur le plan émotionnel, c’est une forme de négativité. L’intensité de la souffrance dépend du degré de résistance au moment présent, et celle-ci, en retour, dépend du degré d’identification au mental. Le mental cherche toujours à nier le moment présent et à s’en échapper. Autrement dit, plus on est identifié à son mental, plus on souffre. On peut également l’énoncer ainsi :

PLUS ON EST À MÊME DE RESPECTER ET D’ACCEPTER LE MOMENT PRÉSENT,
PLUS ON EST LIBÉRÉ DE LA DOULEUR, DE LA SOUFFRANCE ET DU MENTAL.

Tant que vous êtes incapables d’accéder au pouvoir de l’instant présent, chaque souffrance émotionnelle que vous éprouvez laisse derrière elle un résidu. Celui-ci fusionne avec la douleur du passé, qui était déjà là, et se loge dans votre mental et votre corps. Bien sûr, cette souffrance comprend celle que vous avez éprouvée enfant, causée par l’inconscience du monde dans lequel vous êtes né.

Cette souffrance accumulée est un champ d’énergie négative qui habite votre corps et votre mental. Si vous la considérez comme une entité invisible à part entière, vous n’êtes pas loin de la vérité. Il s’agit du corps de souffrance émotionnel. Il y a deux modes d’être : latent et actif. Un corps de souffrance peut être latent 90 % du temps. Chez une personne profondément malheureuse, cependant, il peut être actif tout le temps. Certaines personnes vivent presque entièrement dans leur corps de souffrance, tandis que d’autres ne le ressentent que dans certaines situations, par exemple dans les relations intimes ou les situations rappelant une perte ou un abandon survenus dans leur passé, au moment d’une blessure physique ou émotionnelle. N’importe quoi peut servir de déclencheur, surtout ce qui écho à un scénario douloureux de votre passé. Lorsque le corps de souffrance est prêt à sortir de son état latent, une simple pensée ou une remarque innocente d’un proche peuvent l’activer.

Le corps de souffrance ne désire pas que vous l’observiez directement parce qu’ainsi vous le voyez tel qu’il est. En fait, dès que vous ressentez son champ énergétique et que vous lui accordez votre attention, l’identification est rompue. Et une dimension supérieure de la conscience entre en jeu. Je l’appelle la présence. Vous êtes dorénavant le témoin du corps de souffrance. Cela signifie qu’il ne peut plus vous utiliser en se faisant passer pour vous et qu’il ne peut plus se régénérer à travers vous. Vous avez découvert votre propre force intérieure. Vous avez accédé au pouvoir de l’instant présent.

Plusieurs corps de souffrance sont exécrables mais relativement inoffensifs, comme c’est le cas chez un enfant qui ne cesse de se plaindre. D’autres sont des monstres vicieux et destructeurs, de véritables démons. Certains sont physiquement violents, alors que beaucoup d’autres le sont sur le plan émotionnel. Ils peuvent attaquer les membres de leur entourage ou leurs proches, tandis que d’autres préfèrent assaillir leur hôte, c’est-à-dire vous-même. Les pensées et les sentiments que vous entretenez à l’égard de votre vie deviennent alors profondément négatifs et autodestructeurs. C’est ainsi que les maladies et les accidents sont souvent générés. Certains corps de souffrance mènent leur hôte au suicide.

Si vous pensiez connaître une personne, ce sera tout un choc pour vous que d’être pour la première fois confrontée soudainement à cette créature étrange et méchante. Il est cependant plus important de surveiller le corps de souffrance chez vous que chez quelqu’un d’autre.

Remarquez donc tout signe de morosité, peu importe la forme qu’elle peut prendre. Ceci peut annoncer le réveil du corps de souffrance, celui-ci pouvant se manifester sous forme d’irritation, d’impatience, d’humeur sombre, d’un désir de blesser, de colère, de fureur, de dépression, d’un besoin de mélodrame dans vos relations, et ainsi de suite. Saisissez-le au vol dès qu’il sort de son état latent.

Le corps de souffrance veut survivre, tout comme n’importe quelle autre entité qui existe, et ne peut y arriver que s’il vous amène à vous identifier inconsciemment à lui. Il peut alors s’imposer, s’emparer de vous, “devenir vous” et vivre par vous. Il a besoin de vous pour se “nourrir”. En fait, il puisera à même toute expérience entrant en résonance avec sa propre énergie, dans tout ce qui crée davantage de douleur sous quelque forme que ce soit : la colère, un penchant destructeur, la haine, la peine, un climat de crise émotionnelle, la violence et même la maladie. Ainsi, lorsqu’il vous aura envahi, le corps de souffrance créera dans votre vie une situation qui reflétera sa propre fréquence énergétique, afin de s’en abreuver. La souffrance ne peut soutenir qu’elle-même. Elle ne peut se nourrir de la joie, qu’elle trouve vraiment indigeste.

Lorsque le corps de souffrance s’empare, vous en redemandez. Soit vous êtes la victime, soit le bourreau. Vous voulez infliger de la souffrance ou vous voulez en subir, ou bien les deux. Il n’y a pas grande différence. Vous n’en êtes pas conscient, bien entendu, et vous soutenez avec véhémence que vous ne voulez pas de cette souffrance. Mais si vous regardez attentivement, vous découvrez que votre façon de penser et votre comportement font en sorte d’entretenir la souffrance, la vôtre et celle des autres. Si vous en étiez vraiment conscient, le scénario disparaîtrait de lui-même, car c’est folie pure que de vouloir souffrir davantage et personne ne peut être conscient et fou en même temps.

En fait, le corps de souffrance, qui est l’ombre de l’ego, craint la lumière de votre conscience. Il a peur d’être dévoilé. Sa survie dépend de votre identification inconsciente à celui-ci et de votre peur inconsciente d’affronter la douleur qui vit en vous. Mais si vous ne vous mesurez pas à elle, si vous ne lui accordez pas la lumière de votre conscience, vous serez obligé de la revivre sans arrêt. Le corps de souffrance peut vous sembler un dangereux monstre que vous ne pouvez supporter de regarder, mais je vous assure que c’est un fantôme minable qui ne fait pas le poids face au pouvoir de votre présence.

Lorsque vous commencerez à vous désidentifier et à devenir l’observateur, le corps de souffrance continuera de fonctionner un certain temps et tentera de vous amener, par la ruse, à vous identifier de nouveau à lui. Même si la non-identification ne l’énergise plus, il gardera un certain élan, comme la roue de la bicyclette continue de tourner même si vous ne pédalez plus. A ce stade, il peut également créer des maux et des douleurs physiques dans diverses parties du corps, mais ceux-ci ne dureront pas.

Restez présent, restez conscient. Soyez en permanence le vigilant gardien de votre espace intérieur. Il vous faut être suffisamment présent pour pouvoir observer directement le corps de souffrance et sentir son énergie. Ainsi, il ne peut plus contrôler votre pensée.

Dès que votre pensée se met au diapason du champ énergétique de votre corps de souffrance, vous y êtes identifié et vous le nourrissez à nouveau de vos pensées.

Par exemple, si la colère en est la vibration énergétique prédominante et que vous avez des pensées de colère, que vous ruminez ce que quelqu’un vous a fait ou ce que vous allez lui faire, vous voilà devenu inconscient et le corps de souffrance est dorénavant “vous-même”. La colère cache toujours de la souffrance.

Lorsqu’une humeur sombre vous vient et que vous amorcez un scénario mental négatif en vous disant combien votre vie est affreuse, votre pensée s’est mise au diapason de ce corps et vous êtes alors inconscient et ouvert à ses attaques. Le mot “inconscient”, tel que je l’entends ici, veut dire être identifié à un scénario mental ou émotionnel. Il implique une absence complète de l’observateur.

L’attention consciente soutenue rompt le lien entre le corps de souffrance et les processus de la pensée. C’est ce qui amène la métamorphose. Comme si la souffrance alimentait la flamme de votre conscience qui, ensuite, brille par conséquent d’une lueur plus vive. Voilà la signification ésotérique de l’art ancien de l’alchimie : la transformation du vil métal en or, de la souffrance en conscience. La division intérieure est résorbée et vous devenez entier. Il vous incombe alors de ne plus créer de souffrance.

Concentrez votre attention sur le sentiment qui vous habite. Sachez qu’il s’agit du corps de souffrance. Acceptez le fait qu’il soit là. N’y pensez pas. Ne transformez pas le sentiment en pensée. Ne le jugez pas. Ne l’analysez pas. Ne vous identifiez pas à lui. Restez présent et continuez d’être le témoin de ce qui se passe en vous. Devenez conscient non seulement de la souffrance émotionnelle, mais aussi de “celui qui observe”, de l’observateur silencieux. Voici ce qu’est le pouvoir de l’instant présent, le pouvoir de votre propre présence consciente. Ensuite, voyez ce qui se passe.

Le processus que je viens de décrire est profondément puissant mais simple. On pourrait l’enseigner à un enfant, et espérons qu’un jour ce sera l’une des premières choses que les enfants apprendront à l’école. Lorsque vous aurez compris le principe fondamental de la présence, en tant qu’observateur, de ce qui se passe en vous – et que vous le “comprendrez” par l’expérience -, vous aurez à votre disposition le plus puissant des outils de transformation.

Ne nions pas le fait que vous rencontrerez peut-être une très grande résistance intérieure intense à vous désidentifier de votre souffrance. Ce sera particulièrement le cas si vous avez vécu étroitement identifié à votre corps de souffrance la plus grande partie de votre vie et que le sens de votre identité personnelle y est totalement ou partiellement investi. Cela signifie que vous avez fait de votre corps de souffrance un moi malheureux et que vous croyez être cette fiction créée par votre mental. Dans ce cas, la peur inconsciente de perdre votre identité entraînera une forte résistance à toute désidentification. Autrement dit, vous préféreriez souffrir, c’est-à-dire être dans le corps de souffrance, plutôt que de faire un saut dans l’inconnu et de risquer de perdre ce moi malheureux mais familier.

Examinez cette résistance. Regardez de près l’attachement à votre souffrance. Soyez très vigilant. Observez le plaisir curieux que vous tirez de votre tourment, la compulsion que vous avez d’en parler ou d’y penser. La résistance cessera si vous la rendez consciente. Vous pourrez alors accorder votre attention au corps de souffrance, rester présent en tant que témoin et ainsi amorcer la transmutation.

Vous seul pouvez le faire. Personne ne peut y arriver à votre place. Mais si vous avez la chance de trouver quelqu’un d’intensément conscient, si vous pouvez vous joindre à cette personne dans l’état de présence, cela pourra accélérer les choses. Ainsi, votre propre lumière s’intensifiera rapidement. Lorsqu’une bûche qui commence à peine à brûler est placée juste à côté d’une autre qui flambe ardemment et qu’au bout d’un certain temps elles sont séparées, la première chauffera avec beaucoup plus d’ardeur qu’au début. Après tout, il s’agit du même feu. Jouer le rôle du feu, c’est l’une des fonctions du maître spirituel. Certains thérapeutes peuvent également remplir cette fonction, pourvu qu’ils aient dépassé le plan mental et qu’ils soient à même de créer et de soutenir un immense état de présence pendant qu’ils s’occupent de vous.

La première chose à ne pas oublier est la suivante :

TANT ET AUSSI LONGTEMPS QUE VOUS VOUS CRÉEREZ UNE IDENTITÉ QUELCONQUE À PARTIR DE LA SOUFFRANCE, IL VOUS SERA IMPOSSIBLE DE VOUS EN LIBÉRER.

Tant et aussi longtemps que le sens de l’identité sera investi dans la souffrance émotionnelle, vous sabotez inconsciemment toute tentative faite dans le sens de guérir cette souffrance ou y résisterez d’une manière quelconque. Pourquoi ? Tout simplement parce que vous voulez rester intact et que la souffrance est fondamentalement devenue une partie de vous. Il s’agit là d’un processus inconscient, et la seule façon de le dépasser est de le rendre conscient.

Réaliser soudainement que vous êtes ou avez été attaché à votre souffrance peut-être la cause d’un grand choc. Mais dès l’instant où cette prise de conscience a lieu, l’attachement est rompu.

Un peu comme une entité, le corps de souffrance est un champ énergétique qui se loge temporairement à l’intérieur de vous. C’est de l’énergie vitale qui est prise au piège et ne circule plus.

Bien entendu, le corps de souffrance existe en raison de certaines choses qui se sont produites dans le passé. C’est le passé qui vit en vous, et si vous vous identifiez au corps de souffrance, vous vous identifiez par la même occasion au passé. L’identité de victime est fondée sur la croyance que le passé est plus puissant que le présent, ce qui est contraire à la vérité. Que les autres et ce qu’ils vous ont fait sont responsables de ce que vous êtes maintenant, de votre souffrance émotionnelle ou de votre incapacité à être vraiment vous-même.

La vérité, c’est que le seul pouvoir qui existe est celui propre à l’instant présent : c’est le pouvoir de votre propre présence à ce qui est. Une fois que vous savez cela, vous réalisez également que vous-même et personne d’autre êtes maintenant responsable de votre vie intérieure et que le passé ne peut pas l’emporter sur le pouvoir de l’instant présent.

L’inconscience le crée, la conscience le métamorphose. Saint Paul a exprimé ce principe universel de façon magnifique : “On peut tout dévoiler en l’exposant à la lumière, et tout ce qui est ainsi exposé devient lui-même lumière.” Tout comme vous ne pouvez vous battre contre l’obscurité, vous ne pouvez non plus vous battre contre le corps de souffrance. Essayer de le faire créerait un conflit intérieur et, par conséquent, davantage de souffrance. Il suffit de l’observer et cela suppose l’accepter comme une partie de ce qui est ce moment. »

Eckhart Tolle

Extrait de Mettre en pratique le pouvoir du moment présent

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Yogi Bhajan et les trois aspects du mental

“Le mental est pratique pour apprendre, comprendre, calculer, créer, travailler…, mais il est malencontreusement utilisé bien davantage pour interpréter et souffrir. Le mental est pratique pour visualiser, colorer ses élans, pour formuler ses intentions, mais il est surtout utilisé pour alimenter, justifier son « vouloir frustrant », ainsi que ses jugements incongrus, ses réactions.”

(Robert Geoffroy)

Au même titre que le corps, le Mental est l’un des précieux outils qui nous sont donnés pour évoluer dans cette incarnation. Dans l’enseignement de Yogi Bhajan, le mental est à notre service sous 3 formes différentes :

  • le Mental Positif cherche dans notre environnement ce qui peut favoriser notre épanouissement ; il est optimiste, curieux et veut faire de nouvelles expériences.
  • le Mental Négatif (ou Protecteur), lui, nous aide à déceler autour de nous ce qui pourrait nous nuire (situations, personnes, …) ; il n’est donc pas “négatif” au sens péjoratif du terme mais en ce qu’il sait dire non, pour nous protéger.
  • le Mental Neutre (ou Méditatif) est la forme la plus évoluée du Mental : il reçoit les informations que lui envoient les deux premiers, les intègre, et nous offre une guidance qui nous élève au-dessus des polarités et de la dualité. C’est à partir de lui que nous devrions être capables de prendre les décisions importantes.

Ces 3 modes du mental nous sont utiles, faisant de lui la plus belle conquête de l’esprit, à condition qu’ils soient, chacun, équilibrés :

  • Un mental positif trop faible ne nous donne pas l’élan et la motivation nécessaires pour aller chercher dans le monde ce qui nous est profitable.
  • Un mental positif trop fort nous fait dire “oui” à des situations ou des personnes qui s’avéreront finalement nous nuire…
  • Un mental négatif trop faible ne nous donnera pas la force et le discernement nécessaires pour dire “non” lorsque cela s’impose.
  • Un mental négatif trop fort dira “non” à tout, par peur d’être blessé ; il nous enferme dans la critique, le jugement et la négativité systématiques. Par manque de conscience et par facilité, nous laissons parfois ce « non » prendre le pouvoir. Notre capacité à nous protéger commence à faire du zèle, et la négativité devient notre mode normal de fonctionnement (sous forme de jugements, critiques, peurs, anticipations négatives, rejet,…), nourrie par les empreintes émotionnelles contenues dans le subconscient.
  • Un mental neutre trop faible nous livre aux pièges de l’indécision (perdu entre les différentes options possibles), ou d’une décision dogmatique (pour ou contre par principe).
  • … le mental neutre n’est jamais assez fort… Il est développé par la méditation.

Amusez-vous à observer quel est le mode mental qui est aux commandes chez vous, à l’occasion d’une situation précise, et de façon générale selon votre tempérament : quel est-il ? est-il trop faible ? trop fort ? équilibré ?

Lire l’article original ici

“Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle, mais des êtres spirituels vivant une expérience humaine.”

(Yogi Bhajan)

Le mental, cheval de bataille d’Amma !

Selon Mata Amritanandamayi (Amma), la finalité ultime de tout cheminement spirituel est de parvenir à la maîtrise du mental. Ce thème et ses nombreuses variations, et parmi elles le mental comme source de toutes les illusions et par conséquent de bien des misères humaines, est récurrent dans un nombre impressionnant de citations d’Amma qui, et ce n’est point trahir sa pensée que de le dire, en a fait l’un de ses chevaux de bataille. Voici quelques-unes de ces paroles d’Amma sélectionnées parmi les plus représentatives de son point de vue sur la question.

Le mental en quelques citations d’Amma

Le mental est un bon serviteur mais un mauvais maître. À mesure que grandit notre attachement aux choses extérieures, notre force mentale s’affaiblit jusqu’à nous réduire à l’état de mendiant devant ces choses. Ce à quoi nous nous attachons devient notre maître.”

“Surveillez étroitement et constamment votre mental! C’est un menteur habile qui détourne votre conscience de votre vraie nature, le Soi. La maîtrise du mental est le chemin qui aboutit à l’harmonie intérieure.”

“Tout ce qui est associé au mental est voué au changement. La vérité est ce qui est immuable. C’est le Soi.”

“Dans les profondeurs de l’océan, il n’y a pas de vagues. Vous constaterez que votre mental se tient tranquille dès lors que vous pénétrez dans ces profondeurs.”

“Tout ce qui est destiné à périr n’est pas réel. Tout ce qui est né pour mourir relève du mental, et est associé au processus de la pensée.”

“Les êtres humains sont esclaves de leurs pensées. Le mental est un déferlement continu de pensées.”

“De même que la violence fait partie du mental humain, la paix et le bonheur en font également partie… Si les gens le veulent vraiment, ils peuvent trouver la paix aussi bien en eux qu’en dehors d’eux.”

“Le bonheur survient lorsque le mental est calme, traversé par moins de pensées.”

“Le mental est un outil très efficace. Nous pouvons l’utiliser pour créer aussi bien l’enfer que le Paradis.”

“Même le paradis le plus élevé devient un enfer dès lors que le mental s’agite. Le pire enfer devient une demeure de béatitude pour un homme doté d’un mental paisible et calme.”

“Le mental est illusion.
L’incapacité du mental à concevoir le monde comme éphémère et changeant, en fait une illusion notoire.”

“Tout se déroule spontanément dès lors que vous mettez de la distance entre vous-même et votre mental.”

“Développez l’aptitude à prendre de la distance comme témoin de vos propres pensées. Cela rendra votre mental fort.”

“Le mental n’est capable que de penser, douter ou s’accrocher. Il ne sait pas se poser en témoin.”

“De même que nourriture et sommeil sont essentiels pour le corps, un régime sain fait de pensées positives est nécessaire au mental. Quand le cerveau commande aux pieds d’arrêter de marcher, ils s’arrêtent. Si nous demandons aux mains d’arrêter de battre, elles s’arrêtent. Si nous demandons au mental d”arrêter de penser, s’arrêtera-t-il de même? Nous devrions être capable d’interrompre le flot des pensées; ceci est la méditation.”

“Un mental voué à la méditation et une compréhension spirituelle authentique sont nécessaires pour atteindre la clarté et la finesse dans nos pensées et actions.”

“En premier lieu, le mental humain doit être réharmonisé, ainsi l’harmonie de la nature Üy prendra place spontanément.”

“Cessez de vous identifier au monde créé par votre mental, et un monde nouveau s’ouvrira devant vous.”

“LA spontanéité est le propre du cœur. Une personne trop identifiée au mental ne peut pas être spontanée.”

“Aussi longtemps que nous déciderons de demeurer dans la prison créée par les faiblesses de notre propre mental, rien ne pourra nous sauver.”

“En procédant à une série de modifications et de copier/coller, le mental manipule ce qu’il a entendu pour le rendre conforme à son histoire.”

“Purifier le mental, c’est éliminer les pensées négatives et inutiles, et réduire les désirs égoïstes.”

“Nos efforts pour éliminer la haine et l’indifférence du monde commencent en essayant de les supprimer de notre propre mental.”

“Celui qui est parvenu à une réelle maîtrise du mental est capable de conserver une parfaite égalité d’âme dans n’importe quelle situation. Telle est la vraie victoire.”

“L’aptitude à maintenir son mental dans une humeur égale est le signe de ceux qui réussissent dans la vie.”

“Lors d’un voyage en car, nous voyons beaucoup de choses en chemin, et les laissons simplement filer. Observez de la même façon les pensées de votre mental.

“Pour réguler votre mental et le faire se tenir tranquille, il vous faut vous attacher à quelque chose de plus fort que le mental.”

“Une fois que vous avez maîtrisé votre mental, il n’y a plus rien à craindre.”

“Le mental a toujours des attentes. Afin d’expérimenter la pure conscience, cet aspect de la nature du mental doit disparaître.”

“Le mental est le lieu le plus bruyant du monde. La spiritualité, c’est la tranquillité du mental, un état de silence.”

“Nous devons acquérir la maîtrise de notre mental comme nous avons celle d’un téléviseur en utilisant la télécommande.”

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Le mental, plus belle conquête de l’esprit ?

Plus on vit des moments de tranquillité, le mental au repos, plus l’inspiration peut jaillir et avec elle des élans jusque-là insoupçonnés. En découvrant et observant ses fonctionnements maintenus par le mental, l’invitation à calmer ce dernier devient une auto-invitation, évidente et très plaisante.

(Robert Geoffroy)

C’était à l’occasion d’un week-end de ressourcement au cœur de la Forêt de Brocéliande. Gerardo Pizarro sous la conduite hautement spirituelle de qui nous vivions cette brève retraite, nous invite à travailler, individuellement et ensemble, à l’observation consciente de l’état de notre mental. Pour guider cette introspection, il nous propose la métaphore du cheval, nous suggérant de diriger notre attention sur l’état de ce cheval à l’instant présent: est-il tranquille, capable de s’endormir (c’est-à-dire de faire silence) tandis que le corps physique se tient debout? Est-il au contraire fougueux et débordant d’une énergie insuffisamment canalisée, ruant dans tous les sens sans pouvoir se fixer une direction? Galope-t-il sur le bon chemin mais en s’emballant, n’écoutant plus les instructions apaisantes de son cavalier? Est-il à l’inverse poussif, semblant manquer de la vitalité dont il aurait besoin pour avancer avec détermination vers le but de sa course? Ou bien enfin, va-t-il sagement au petit trot, parfaitement maîtrisé par le cavalier avec qui il progresse dans une parfaite harmonie? Si tel est le cas, seul l’approche d’un danger avéré pourrait le faire freiner des quatre fers, à l’instar du mental “négatif” décrit par Yogi Bhajan
Les différents états du cheval... et donc du mental : fougueux, endormi, coopératif, calme, sauvage
cliquez ici pour en savoir plus sur Gerardo Pizarro

Amma affirme que la finalité de toute vie spirituelle est d’acquérir la maîtrise du mental. Bien que sa comparaison à elle soit habituellement celle du singe qui sera développée elle aussi dans la présente rubrique, il n’en est pas moins vrai que pour tenir ensemble la métaphore filée par Gerardo Pizarro lors de cette mémorable promenade, et la lumineuse pensée d’Amma, on pourrait aisément considérer que, tout comme le cheval est présenté comme la plus belle conquête de l’homme, le mental apparaît ici comme la plus belle conquête de l’esprit! Les articles proposés ici viendront illustrer ce thème et plus largement, le vaste sujet des rapports entre la santé et le mental.

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