Archives de catégorie : Guérison et auto-guérison dans tous leurs états

Quelques lectures sur les thématiques du soin, de la guérison et de l’auto-guérison

L’étreinte devrait être prescrite par les médecins !

Le 20 février 2021

L’étreinte, voilà bien un sujet rendu tabou par la diffusion en continu dans tout l’espace public et médiatique de messages anxiogènes, un an après le début de cette véritable crise de civilisation qu’est devenue l’épidémie de covid 19. L’une des lignes directrices de ce site est d’inviter chacune et chacun à s’intéresser essentiellement au moment présent. Le moment présent de cet article, c’est un monde où deux camps semblent s’affronter, celui de la peur avec son cortège de mesures de sécurité (distance physique entre les personnes, solitude et repli sur soi, hésitation à aider les autres…), et celui de la révolte qui ressent comme inhumaine cette société où les gens ne se saluent plus, ne s’embrassent plus et dénoncent une nouvelle forme de paranoïa collective. le texte qui va suivre, écrit par un auteur inconnu et trouvé sur Facebook, apparaît ici comme une sorte de provocation puisqu’il suggère que l’étreinte, le câlin, l’embrassade devenue interdite, devrait au contraire être un instrument de guérison, un traitement des maux du corps et de l’esprit, prescrit par le corps médical lui-même ! Et pourquoi pas remboursé par la Sécurité Sociale, pendant qu’on y est? À ceci près que l’amour, ce guérisseur divin par excellence, ne saurait être enfermé dans quelque catégorie économique que ce soit.
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Alexandra et Anne, complices et souriantes

La généticienne Alexandra Henrion Caude ne dit pas autre chose lorsqu’elle met en évidence les ravages dont on ne mesure pas encore l’importance à l’heure où paraissent ces lignes, d’un monde où naissent des enfants qui ne connaissent que des visages uniformisés par le port du masque obligatoire, de jeunes qui ne savent plus se saluer qu’à coups de poing ou de coude, de grands-parents à qui l’on s’efforce de faire oublier jusqu’à la sensation même d’un baiser ou d’une étreinte de leurs petits-enfants… Un propos dont l’actualité, c’est-à-dire l’ancrage dans la réalité de l’instant présent, a de beaux jours devant elle même si’il est raisonnablement optimiste d’espérer voir prochainement la fin du tunnel, sur le plan sanitaire à tout le moins. c’est la raison pour laquelle j’assume le choix de partager avec toi cette heure faite de poésie et de science, de grands rires et de propos savants, d’appels graves à la conscience de chacun et de messages d’espoir avec pour fondement un amour sans bornes pour l’humanité et une grande hauteur spirituelle.

L’étreinte devrait être prescrite par les médecins !

L’ étreinte devrait être prescrite par les médecins car il y a un pouvoir de guérison dans l’étreinte que nous ne connaissons pas encore.
Les câlins guérissent la haine,
L’ étreinte guérit les ressentiments,
« L’ étreinte guérit le courage et les malentendus
L’ étreinte guérit la fatigue et guérit la tristesse.

Quand on embrasse, on lâche des amarres, on perd en quelques instants les choses qui nous ont fait perdre notre calme,
L’ étreinte nous donne la paix dans l’âme
Quand nous embrassons, nous arrêtons d’être sur la défensive et laissons l’autre approcher de notre cœur, les bras s’ouvrent et les cœurs se blottissent
d’une manière unique…!

Il n’y a rien de tel qu’un câlin, un câlin de Je t’aime « , un câlin de Heureusement que tu es là « , un câlin de Aidez-moi « …! Un câlin de À bientôt « , un câlin de Pardonnez-moi et de Je te pardonne « , un câlin de à quel point tu m’as manqué « , Câlins…

Quand nous embrassons, nous sommes plus de deux, nous sommes de la famille !,
Nous sommes accessibles, nous sommes des rêves possibles…!

L’ étreinte devrait, oui, être prescrite par les médecins, car elle rajeunit l’âme et le corps. (…)

L’amour des mots
Et si on se traitait avec Gratitude, Douceur et Tendresse ?

(Auteur inconnu)

Retrouver ce texte sur la page Facebook des éditions À Tout Cœur
Pour aller plus loin, Câlin, tout sur les mille et une vertus de la tendresse !

Le corps a ses raisons…

Le 14 mai 2020

Le corps a ses raisons : auto-guérison et anti-gymnastique

En ce moment, à l’endroit même où vous vous trouvez, il y a une maison qui porte votre nom. Vous en êtes l’unique propriétaire, mais, il y a très longtemps, vous en avez perdu les clefs. Ainsi vous restez dehors, ne connaissant que la façade. Vous ne l’habitez pas. Cette maison, abri de vos souvenirs les plus enfouis, refoulés, c’est votre corps. « Si les murs pouvaient entendre… » Dans la maison de votre corps, ils peuvent. Ces murs qui ont tout entendu et jamais rien oublié, ce sont vos muscles. Dans les raideurs, les crispations, dans les faiblesses et dans les douleurs des muscles de votre dos, de votre cou, de vos jambes, de vos bras, de votre diaphragme, de votre cœur, et aussi de votre visage et de votre sexe se révèle toute votre histoire, de la naissance jusqu’aujourd’hui. Sans même vous en rendre compte, depuis les premiers mois de votre vie, vous avez réagi à des pressions familiales, sociales, morales. « Tiens-toi comme ceci, comme cela. Ne touche pas. Ne te touche pas. Sois sage. Défends-toi donc. Va vite. Où vas-tu si vite… ? » Confus, vous vous êtes plié comme vous avez pu. Pour vous conformer, vous vous êtes déformé. À votre vrai corps, naturellement harmonieux, dynamique, joyeux, s’est substitué un corps étranger que vous acceptez mal, qu’au fond de vous-mêmes, vous rejetez. C’est la vie, dites-vous, on n’y peut rien. Je vous réponds que si, que vous pouvez faire quelque chose et que vous seul pouvez faire quelque chose. Il n’est pas trop tard. Il n’est jamais trop tard pour vous libérer de la programmation de votre passé, pour prendre en charge vous-même votre corps, pour découvrir des possibilités encore insoupçonnées. Être, c’est ne jamais cesser de naître. Mais combien d’entre nous se laissent mourir un peu chaque jour, s’intégrant si bien aux structures de la vie contemporaine qu’ils perdent leur vie en se perdant de vue ? Notre santé, notre bien-être, notre sécurité, nos plaisirs, nous en laissons la charge aux médecins, aux psychiatres, aux architectes, aux politiciens, aux patrons, à nos époux, à nos amants, à nos enfants. Nous confions la responsabilité de nos vies, de nos corps, aux autres parfois à ceux qui ne réclament pas cette responsabilité et s’en trouvent accablés. […] En renonçant à notre autonomie nous abdiquons notre souveraineté individuelle. Nous appartenons aux pouvoirs, aux êtres qui nous ont récupérés. Si nous revendiquons tant la liberté c’est que nous nous sentons esclaves ; et les plus lucides d’entre nous se reconnaissent comme des esclaves-complices. Mais comment en serait-il autrement puisque nous ne sommes même pas maîtres de notre première maison, de la maison de notre corps ?

Vous aimerez sans doute découvrir comment prendre soin de cette maison pour accéder à la guérison de l’esprit

Pourtant il vous est possible de retrouver les clefs de votre corps, d’en prendre possession, l’habiter enfin et y trouver la vitalité, la santé, l’autonomie qui vous sont propres. Mais comment ? Certainement pas en considérant votre corps comme une machine forcément défectueuse et qui vous encombre, comme une machine en pièces détachées dont chacune (tête, dos, pieds, nerfs…) doit être confiée à un spécialiste dont vous acceptez aveuglément l’autorité et le verdict. Certainement pas en vous contentant de vous étiqueter une fois pour toutes « nerveux », « insomniaque », « constipé » ou « fragile ». Et certainement pas en essayant de vous fortifier par la gymnastique qui n’est que le dressage forcé du corps-viande, du corps considéré comme inintelligent, comme une bête à discipliner. Notre corps est nous-mêmes. […] Il ne s’oppose pas à notre intelligence, à nos sentiments, à notre âme. Il les inclut et les abrite. Ainsi prendre conscience de son corps c’est se donner accès à son être tout entier… . […] Le corps d’un être et sa vie sont la même chose ; il ne peut pas vivre pleinement sa vie si, préalablement, il n’a pas pu éveiller les zones mortes de son corps. […] Vous pouvez vous permettre de laisser tomber vos masques, vos déguisements, vos poses, de ne plus faire « comme si » mais d’être, et d’avoir le courage de votre authenticité. Vous pouvez vous soulager d’une multitude de maux –insomnies, constipation, troubles digestifs– en faisant travailler pour vous et non pas contre vous des muscles qu’aujourd’hui vous ne pouvez même pas situer. Vous pouvez éveiller vos cinq sens, aiguiser vos perceptions, avoir et savoir projeter une image de vous-même qui vous satisfait et que vous pouvez respecter. Vous pouvez affirmer votre individualité, retrouver votre initiative, votre confiance en vous. Vous pouvez augmenter vos capacités intellectuelles en améliorant d’abord les commandes nerveuses entre votre cerveau et vos muscles. Vous pouvez désapprendre les mauvaises habitudes qui vous font favoriser donc surdévelopper et déformer certains muscles, rompre les automatismes de votre corps et en trouver l’efficacité, la spontanéité. Vous pouvez devenir un polyathlète qui, à chaque moment, quel que soit le mouvement qu’il fait, compte sur l’équilibre, la force et la grâce de son corps. Vous pouvez vous libérer des problèmes de frigidité ou d’impuissance et, une fois que vous vous serez affranchi des interdits de votre propre corps, connaître la rare satisfaction de l’habiter à deux. Quel que soit votre âge, vous pouvez vous débarrasser des contraintes qui ont piégé votre vie intérieure et votre comportement corporel et vous révéler l’être beau, bien fait, authentique que vous devez être. Si je vous parle avec tant de conviction et d’enthousiasme, c’est que je vois ces paris gagnés tous les jours, à partir du moment où nous habitons notre corps.

Thérèse Berthérat, Le corps a ses raisons : auto-guérison et anti-gymnastique, Éditions du Seuil, 1976, p. 9-15 :

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Pourquoi ne rien faire est bon pour nous, apologie de l’inactivité en conscience

Le 4 décembre 2016

« Tout est utile, même ne rien faire. »

Marie-Claire Blais

« Qu’il est doux de ne rien faire quand tout s’agite autour de vous! » Cette formule qui invite à mettre de temps en temps un point d’arrêt à la frénésie du mental, nous l’avons tous entendue au moins une fois. Elle n’est pas nouvelle puisqu’elle servait déjà de titre à une émission estivale sur les ondes de France Inter au début des années 1970. Les vacances étaient alors perçues comme la période de l’année la plus favorable pour oser faire publiquement l’éloge de la détente dans une société où l’oisiveté nous est présentée, depuis la nuit des temps, comme la « mère de tous les vices ». Mais en réalité, avez-vous déjà expérimenté ce qu’est véritablement « ne rien faire »? Cette question, je ne manque jamais de la poser à quelqu’un à qui je vais prodiguer un massage Amma assis, pour peu que je sois seule avec la personne et que l’atmosphère du moment me semble se prêter à une certaine jovialité. Pour introduire ces quelques instants de bien-être, et a fortiori lorsque je les propose dans un lieu où habituellement les gens travaillent et s’autorisent rarement au laisser-aller, j’ajoute généralement: « Êtes-vous disposé à jouer le jeu de vraiment ne rien faire, c’est-à-dire de faire complètement la poupée de chiffon qui ne fait rien? » Et de conclure en déclarant: « Sûr qu’on n’a pas dû vous la faire souvent, celle-là ! » En la circonstance, ne rien faire, cela signifie seulement lâcher prise, ne pas vouloir aider ou accompagner le mouvement du praticien, se relaxer totalement et, au sens propre du mot, se laisser faire. Cela n’empêche pas qu’à un moment donné du massage, je demande à la personne de placer ses mains derrière sa nuque. Ainsi, comme le montre l’article qui va suivre, il est très exceptionnel que nous prenions délibérément au cours de notre journée du temps pour ne rien faire, c’est-à-dire ne rien faire du tout. Et pourtant, comme nous allons le voir grâce à Passeport Santé, autant les vertus du travail pour l’épanouissement de la personne humaine ne sont plus à démontrer, autant s’accorder régulièrement des phases d’inactivité éveillée et consciente, qui n’ont bien entendu rien à voir avec la paresse, peut se révéler bénéfique à tous points de vue pour le corps et pour l’esprit. De quoi redonner sens et légitimité aux mots joyeusement chantés par Henri Salvador: « Le travail c’est la santé, rien faire c’est la conserver ! »

« Ne rien faire ne signifie pas s’amollir, écouter pousser l’herbe, vivre une vie de plante verte. Ne rien faire a pour signification véritable de cesser de s’immiscer dans le processus naturel qui fait que l’univers est vivant en nous. »

(Pierre Taïgu Turlur)

Et toi, cher lecteur, es-tu prêt à mettre en pratique l’art de ne rien faire chez toi ou chez l’un de tes amis ? Organise donc pour l’occasion de ton choix, un événementiel privé avec massage Amma assis au programme !

Ne faites rien, contentez-vous d’apprécier cet instant, tout en beauté et profondeur.

(Ajahn Brahm)

Pourquoi ne rien faire nous fait du bien ?

Dans un monde où tout va trop vite et où la performance est le mot d’ordre, savoir ne rien faire est une qualité précieuse.

Parce que ne rien faire, ce n’est pas vraiment ne rien faire !

Regarder des séries, se balader dans le calme, contempler la nature… Ce qu’on entend souvent par « ne rien faire », c’est ne rien faire d’utile. Mais, ne rien faire du tout, c’est différent, et le faire pendant quelques instants permet d’être simplement avec soi-même, de ressentir, de se calmer, de s’apercevoir qu’il y a peut-être un besoin qui n’est pas satisfait, un problème non résolu…

Car lorsqu’on ne fait rien, le cerveau, lui, ne fait pas rien ! Au contraire, il stocke, il assimile, il fait des hypothèses, des liens entre les informations.

Ce n’est pas un hasard si la plupart des grandes idées arrivent lorsqu’on ne travaille pas…

En 2020, les fêtes pascales ont eu lieu dans le contexte de la crise sanitaire du Coronavirus et des mesures de confinement prises par les autorités de nombreux pays, dont la France, pour tenter d’endiguer la propagation de la maladie. Au cours de cette période, les enseignants en développement personnel ont repensé leurs méthodes de transmission de leur savoir-faire et ont proposé des ateliers pratiques par visio-conférence. Claire Laronde a ainsi organisé, au cours de cette semaine particulière, plusieurs ateliers de Danse du Sensible en introduction desquels elle a tenu à insister sur la dimension symbolique de ces jours spéciaux où, sans qu’il soit besoin pour cela de se placer d’un point de vue religieux, le jeudi apparaît comme étant lié à l’accueil, le vendredi à la confrontation de l’être avec ses émotions (acceptation de ce qui est, pleine présence impliquant la notion de « rester avec », et le dimanche, l’accès à une nouvelle vie, celle qui découle de son propre renouvellement. Entre ces deux dernières étapes se situe le samedi qui, dans ce cadre spécifique, est par essence le jour du « non faire ». Ce moment du « rien » apparaît alors comme celui où l’on s’abandonne pour laisser se faire le passage, où il n’y a plus qu’à respirer et observer le processus. Claire ajoute:

La pratique de cette danse intérieure est vraiment dans un apprentissage à ne pas faire et à passer au-delà de la volonté habituelle pour laisser faire quelque chose qui viendrait de plus loin en soi-même.

Ce « ne rien faire » qui donne à une action plus profonde ou renouvelée l’occasion d’émerger, elle choisit de l’illustrer par cet extrait de la Bhagavad Gita:

« Qui voit dans l’agir le non agir et dans le non agir l’action, celui-là entre tous les êtres possède la vigilance de l’esprit, est unifié en yoga et s’acquitte de toutes ses tâches, abandonnant tout attachement au fruit de l’action, éternellement satisfait, ne cherchant pas l’appui extérieur, il a beau s’engager dans l’action, il ne fait absolument rien. »

Parce qu’on ne le fait jamais

On a oublié ce que voulait dire « ne rien faire ». Dès qu’on a un moment de « vide », on met le nez dans notre smartphone, on va sur internet, on prend un magazine. On écoute de la musique en marchant, on regarde la télé pour s’endormir… Tous nos instants sont occupés par quelque chose, comme si ne pas avoir quelque chose à faire nous effrayait. Nos esprits sont occupés en permanence et on ne prend pas le temps de se poser ! Pourtant, ces moments rares sont précieux, il faut en profiter.

Parce que c’est bon pour la santé

Une étude a montré que les personnes qui travaillent plus de 55 h par semaine voient leur risque de faire une crise cardiaque augmenter de 33 % par rapport à ceux qui travaillent entre 35 et 40 h. Une autre étude réalisée sur 50 ans et publiée dans l’American Journal of
Epidemiology a montré que travailler 10 h par jour augmente le risque de maladies coronariennes de 80% ! Ce qui montre bien qu’être toujours occupé à quelque chose détériore notre santé.

Parce que ne rien faire, c’est améliorer ses performances

Une étude lettone menée par l’entreprise Draugiem group (dans le but de tester une nouvelle application) a montré que les 10 % d’employés les plus productifs sont ceux qui travaillent en moyenne 52 minutes d’affilée (sans se laisser distraire) avant de faire une pause de 17 minutes. D’autre part, K. Anders Ericsson, professeur de psychologie à l’université de Floride, a montré, dans une étude menée à Berlin, que les musiciens les plus brillants ne pratiquaient en moyenne que 90 minutes par jour et faisaient plus de siestes que les autres. En fait, ne rien faire, faire des pauses, est nécessaire pour recharger les
batteries, nous aider à faire face à un problème, trouver des solutions et être plus créatifs !

Autant de bonnes raisons pour vous autoriser, sans honte, à… bayer aux corneilles, coincer la bulle ou comme il vous plaira d’appeler cette absence d’activité qui est à elle seule une occupation très absorbante… Et pour aller plus loin, découvrez encore le niksen, cet art de paresser en conscience qui nous vient directement des Pays-Bas !

Plaidoyer pour une médecine holistique

Le 24 octobre 2016

« Madame, autant appeler les choses par leur nom, c’est un cancer. De nos jours, les traitements conventionnels (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, hormonothérapie) sont les seuls efficaces pour combattre cet ennemi. Vous êtes donc en guerre, et vous le savez, il n’y a pas de guerre propre. Nos médicaments sont des poisons, nous ne l’ignorons pas, mais votre corps est à présent un champ de bataille sur lequel ils sont votre armée, ou à tout le moins, vos alliés contre l’ennemi à abattre. Et sachez-le bien, face à cet adversaire redoutable, cette artillerie lourde est de nos jours le seul traitement efficace. » Telle fut, il y a quelques années, la leçon doctement assénée par un grand professeur à l’une de mes connaissances à qui on venait de diagnostiquer un cancer du sein, et qu’elle s’empressa de me réciter, comme subjuguée par ce discours a priori sans appel, alors que j’évoquais auprès d’elle ce que pourraient avoir à lui proposer non pas une médecine holistique mais plusieurs approches tenant compte de la personne dans sa totalité, corps, âme (ou psychisme), et esprit.

Nous nous connaissions depuis quelques mois seulement mais avions suffisamment abordé ce sujet auparavant pour que j’en vienne à voir en elle une femme déterminée et dont la forte tête n’allait pas s’en laisser compter par le discours officiel. Et voilà que contre toute attente, j’entendais, abasourdie, un discours aux images militaires selon lequel deux camps se faisaient face: celui des méchants, représenté par les cellules cancéreuses qu’accessoirement la patiente avait laissé se développer sans rien faire pendant plus de deux ans sous couvert d’obscurs motifs familiaux, et celui des gentils, représenté par une mutilation chirurgicale, les médicaments chimiques et les radiations, autant de techniques reconnues pour la radicalité de leur action pour éliminer les cellules tumorales mais dont les dégâts colatéraux, puisque c’était en ce langage-là qu’il fallait désormais dire les choses, n’en étaient pas moins de notoriété largement publique. Sous le flot des « il faut te battre », « on se battra avec toi », « c’est la mort ou toi, il faut être énergique », et d’autres exhortations de cet acabit, étaie soudain reléguée aux oubliettes l’approche holistique de la santé et de la maladie, le fait que l’on puisse contribuer à sa guérison par le désamorçage de ses racines psycho-émotionnelles, autant de pistes auxquelles ma nouvelle amie, d’abord réfractaire aux méthodes conventionnelles invasives, ne donnait soudain plus aucun crédit. Brusquement, j’assistais à un déni total même de l’existence possible de telles causes à son mal, et l’idée même que de leur décryptage pourrait naître, sinon une guérison spontanée (dont on sait pourtant que de nombreux cas existent), du moins une stabilisation du mal et un soutien à son processus de régression, processus auquel bien sûr était censé contribuer largement, mais à sa juste place, la médecine conventionnelle.

Pour un art de guérir tout autant holistique que scientifique

Le traitement d’une partie du corps ne devrait pas être entrepris sans un traitement du corps entier. Si le corps et l’esprit sont à traiter, vous devez commencer par l’esprit.

(Platon)

Je débutais alors dans la pratique du Reiki. J’avais déjà l’intuition que l’art de soigner ne pouvait être qu’une subtile combinaison, et non un conflit permanent entre les deux, de connaissance technique et savoir-faire holistique, c’est-à-dire multi-dimensionnel, sur les ressorts secrets du corps et de l’âme humaine. Or ce revirement inattendu était un changement radical de donne pour moi. En plus de faire tomber de haut l’idée que je me faisais de la liberté d’esprit d’une personne que je croyais impossible à manipuler, cela avait le mérite de me montrer que paradoxalement, selon le principe même du chêne et du roseau, les gens les plus apparemment sûrs d’eux-mêmes sont souvent aussi les esprits les plus fragiles, pour ne pas dire malléables. Le poids de la famille, de la société et plus encore de l’autorité scientifique peut, quasiment sans peine, faire de l’âme humaine ce qu’il veut. Il suffit de brandir la menace de mort que recèle en lui-même le diagnostic et de présenter la méthode officielle comme la seule valable pour l’enrayer. Aussi hallucinant, voire révoltant que cela ait pu me paraître, voilà donc de quelle façon on pèse si lourdement sur la liberté du patient, que celui-ci n’envisage plus d’autre solution que celle, et c’est bien le cas de le dire, d' »avaler la pilule », aussi amère soit-elle. L’emploi d’une analogie simpliste comme cette métaphore de la guerre et des armées se faisant face n’est dans cette stratégie qu’une manière, à vrai dire redoutablement efficace, d’emporter l’agrément prétendûment « éclairé » du malade alors même que d’éclairage, il n’en est proposé qu’un seul, univoque, qu’il s’agit uniquement de faire accepter. Les autres pratiques, de nature holistique précisément, sont désignées comme ce qui ne « marche pas », car s’il en était autrement, depuis le temps, « cela se saurait ! »… Leçon d’humilité pour ma propre personne, car qui suis-je, moi qui pratique quotidiennement des soins holistiques dont je dis haut et fort qu’ils ne se substituent en aucun cas au diagnostic ni à la prescription du médecin, pour me croire à l’abri de la pression familiale, sociale et plus encore médicale le jour où, confrontée pour moi-même ou l’un de mes proches à une maladie à l’issue incertaine, je n’aurai à l’évidence plus le même angle de vision, plus la même froideur de jugement, et des choix inévitablement biaisé par l’écrasante supériorité du savoir du corps médical sur mes modestes connaissances de praticienne en soins de bien-être. Raison de plus, me sembla-t-il alors, pour creuser davantage ces sujets, élargir le champ de mes compétences, c’est-à-dire, pour résumer ma démarche en reprenant à mon compte l’un des cinq idéaux du Reiki, travailler honnêtement et sur moi-même. C’est à cette époque-là que fut porté à ma connaissance le témoignage d’Arielle Essex, connue aujourd’hui pour son action dans le domaine du développement personnel et de la programmation neuro-linguistique. Condamnée selon la médecine classique par une tumeur cérébrale, elle était parvenue à l’auto-guérison en choisissant d’envisager cette épreuve sous un autre angle que celui du combat. Au lieu d’attraper ce mal funeste à bras-le-corps en lui déclarant une guerre sans merci, elle avait décidé de considérer chaque symptôme, à commencer par les insupportables migraines qui avaient précédé chez elle l’apparition effective de la maladie, comme autant de messages ayant quelque chose à enseigner à l’être humain à qui ils s’adressent. Dans cette perspective, la maladie n’est plus un ennemi, mais l’enseignant d’une école rude il est vrai, et dont certes on préfèrerait pouvoir se passer, mais qui ne quittera votre vie que lorsqu’il aura fini de vous transmettre les changements devenus nécessaires dans votre environnement et votre quotidien. Dès lors que vous aurez entendu et commencé à mettre en pratique le message qui vous est envoyé, vous donnerez à ce professeur aux méthodes sévères le signal d’un départ dans la paix plutôt que dans une hostilité où celui qui laisse le plus de plumes n’est autre que vous-même.

Remarquons qu’il en est exactement de même en ce qui concerne les maladies microbiennes. On sait aujourd’hui que tout microbe (bactérie ou virus) ne peut causer de dégâts dans un organisme que s’il y trouve une structure d’accueil, c’est-à-dire un terrain fragilisé par un système immunitaire affaibli, ou bien parce qu’il ne reçoit pas quotidiennement les nutriments appropriés, ou bien par un contexte psycho-émotionnel envahi par des émotions destructrices nourries par des pensées angoissantes. Dans ce contexte, les microbes, dont du reste beaucoup d’espèces sont nos amies (que l’on pense au microbiote buccal, intestinal etc.), sont à considérer comme une population potentiellement hostile mais avec laquelle il pourrait être judicieux de nouer des relations diplomatiques. Avec des soignants qui cultivent un tel état d’esprit, admettant volontiers l’importance primordiale du terrain et pratiquant comme règles de base des principes d’Hippocrate tels que « premièrement ne pas nuire » et « que ton aliment soit ton médicament », on peut se prendre à espérer que deviennent enfin complémentaires et non antagonistes, médicaments chimiques issus des avancées de la connaissance scientifique et traitements naturels validés par des siècles voire des millénaires d’expérience. Va-t-on enfin se mettre à rechercher ensemble les moyens de soulager toute personne malade de ses symptômes les plus pénibles tout en l’accompagnant pour restaurer la totalité de son être (corps, âme et esprit) dans un équilibre harmonieux dont la maladie, de quelque nature qu’elle soit d’ailleurs, est seulement venue révéler la perte ? Et si l’art de soigner, c’était en tout premier lieu celui de se mettre à l’écoute de la personne, des douleurs de son corps, des inquiétudes de son psychisme, de ses angoisses existentielles quant au sens à donner à sa vie et à ce qui est, à l’instant présent, en train de s’y jouer ? Et si le choix d’un protocole thérapeutique, lequel peut bien sûr faire intervenir en synergie l’approche chimique et une ou plusieurs disciplines complémentaires, venait seulement comme suite logique d’une telle qualité d’écoute ?

Guérir avec la médecine holistique, possible ou non ?

Tel est aussi le message de Jean-Marc Dupuis dans une lettre de Santé Nature Innovation entièrement consacrée à la médecine holistique dont je vous livre ici quelques extraits assortis de mes commentaires. Vous allez voir que le grand professeur dont il était question au début du présent article n’est pas le seul, bien loin de là, à user de métaphores guerrières pour évoquer notre rapport à la maladie.

La médecine conventionnelle est organisée comme une armée engagée dans une lutte à mort contre les maladies.

Elle agit comme si les maladies étaient une sorte d’armée étrangère cherchant par tous les moyens à attaquer l’humanité.
D’une part, il y aurait les « bons » petits êtres humains, qui ne demandent qu’à vivre en bonne santé ;

d’autre part, il y aurait les méchants microbes, virus, tumeurs, gènes défectueux et germes infectieux en tout genre qui chercheraient à les rendre malades.

À coups de vaccins et de médicaments, elle prétend construire autour des gens un bouclier de défense qui les protégerait de tous les dangers, y compris des conséquences de leurs propres actes.

Son but rêvé est d’appliquer des solutions globales, universelles, qui minimisent la participation des individus à leur santé tout en les protégeant au maximum.

La médecine est envisagée comme un grand Combat entre les forces du Bien et du Mal. Le Mal, ce sont les maladies. Le Bien, dans sa vision, ce sont les médicaments.

Lisant cela, je crois entendre comme en écho cette pensée du maître Omrram Mikhaël Aïvanhov:

Il existe des remèdes pour toutes les formes de maladies, mais à condition de bien connaître l’ÊTRE HUMAIN, sa structure, les énergies qui circulent en lui et les relations qu’il entretient avec l’univers telles que la science ésotérique les a étudiées depuis des milliers d’années. Trop de gens qui se disent spécialistes et qui prétendent s’occuper de l’être humain, le délivrer de ses maux, continuent à le voir comme une mécanique. Ils sont loin de se douter qu’il existe en lui des forces , des entités et des intelligences encore
inconnues qui sont capables , sous certaines conditions , de fabriquer dans l’organisme des éléments qui n’y existaient pas. tous ces gens ignorent qu’au-delà du corps physique l’homme possède d’autre corps de nature subtile. sans parler de l’âme et l’esprit; comment peuvent ils imaginer guérir? c’est impossible. C’est impossible parce qu’ils s’y prennent mal, parce qu’ils ne veulent pas savoir ce qu’est réellement L’Être Humain. »

En préambule, je dois à l’honnêteté intellectuelle de préciser que les circonstances semblent avoir donné raison, en l’occurrence, au grand patron précédemment évoqué: en effet, après avoir suivi rigoureusement le protocole conventionnel proposé et subi en la considérant comme normale sa cohorte de dommages colatéraux, l’amie dont je parle ici est considérée par ses médecins comme en état de rémission complète à l’heure où j’écris ces lignes. Par ailleurs, s’il faut en croire le principe selon lequel une part de vérité se niche à la base de toutes les erreurs, faute de quoi elles ne prospèreraient évidemment pas, force est de constater que la lutte pour survivre est, il est vrai, consubstantielle à la vie elle-même. Rika Zaraï, l’une des premières voix en France à répandre le message de la médecine naturelle et holistique auprès du grand public, employait elle aussi la métaphore de nos gentils globules blancs contre les méchants microbes pathogènes, ajoutant que l’usage des fébrifuges chimiques courants devrait être réservé aux cas extrêmes car dans la plupart des situations, ils font le jeu de l’ennemi en désarmant nos lignes de défense immunitaires. mais c’est aussi pour mieux nous expliquer ce que nous pourrions changer dans notre mode de vie pour ne pas préparer à ces adversaires un environnement dans lequel ils n’ont plus qu’à venir s’installer comme en terrain conquis. La vraie limite de cette conception des choses réside, une fois encore, dans son caractère simpliste: de même que dans la nature, il y a la sélection naturelle et aussi les phénomènes de symbiose, la lutte pour la survie et ladaptation à l’environnement, de même, il y a dans notre quête de la santé, la bataille contre la maladie, et aussi l’épreuve comme parcours initiatique pour apprendre et comprendre… En médecine holistique, on explique par exemple qu’aucune épidémie ne détruit la totalité d’une population par le fait que l’ennemi n’est rien sans la collaboration évidemment inconsciente et involontaire de sa proie qui n’a fait jusqu’alors que lui faciliter la manœuvre par une alimentation inadéquate, un manque d’activité physique, une vie relationnelle insuffisamment harmonieuse ou encore une ouverture insuffisante à ce qui constitue ce que le professeur Henri JOYEUX appelle la « fine pointe » de notre esprit.

Jean-Marc Dupuis lui-même ne dit pas autre chose lorsque, restituant à la médecine conventionnelle les mérites qui lui reviennent de droit, il affirme:

La tuberculose, ça ne se soigne pas avec des vitamines. Ça se soigne avec l’isoniazide, la rifampicine, l’éthambutol et le pyrazinamide, les antibiotiques qui ont remplacé la streptomycine, et qui sont presque toujours efficaces en première ligne.

Il n’empêche qu’au-delà de la leçon d’humilité qu’est venu me transmettre, tandis que j’en étais aux premiers mois de ma pratique, le cas particulier de cette amie de fraîche date, je ne peux que faire mien ce constat sévère mais juste:

Oubli de la dimension humaine de la médecine
La médecine conventionnelle a fini par oublier qu’elle traite des êtres humains qui ont aussi des émotions, une « psyché » (esprit), des problèmes personnels qui, souvent, sont le principal obstacle à leur guérison, mais qui sont les meilleurs alliés de la médecine lorsqu’elle en tient compte.

En effet, maintenant qu’ont été vaincues la plupart des maladies infectieuses même si la crise mondiale liée à la Covid 19 nous rappelle l’étendue de ce que nous en ignorons encore, , les pires maux dont souffre l’être humain lui sont infligés par lui-même ou par ses semblables, de façon involontaire mais encore plus souvent de façon volontaire.

Le tabac, l’alcool, le sucre, la malbouffe, l’absence d’activité physique, les drogues en tout genre et la pollution sont devenus les principaux facteurs qui rendent l’humanité malade physiquement.

Viennent ensuite les relations personnelles, professionnelles et sociales toxiques, qui entraînent leur cortège de dépressions, solitudes, suicides, violences, traumatismes divers, anorexies, boulimies, maladies sexuellement transmissibles, et qui, comme par hasard, vont en général de pair avec une baisse des défenses immunitaires et un plus grand risque infectieux (on parle aujourd’hui du retour de la tuberculose, de la syphilis, de la gonorrhée en France).

On retrouve ici le point de vue évoqué plus haut, conforté par la nature même du remède que propose la lettre qui sert de fil conducteur à cet article:

Notre médecine naturelle, c’est une médecine qui prend chaque patient pour un être humain à part entière, capable de comprendre ce qui lui arrive, de réfléchir sur les causes, d’envisager plusieurs traitements, pour faire des choix intelligents. Un être humain qui assume sa liberté et ses responsabilités.

Cela veut dire que la bonne santé n’est pas recherchée en avalant des médocs, mais en comprenant le fonctionnement et les besoins de son corps, et en adaptant sa vie, son alimentation, ses activités, son métier, et même ses relations et ses loisirs, aux exigences d’une vie saine.

Tout cela, évidemment, demande un investissement important. Il faut prendre le temps de lire, de réfléchir, ce qui est souvent long et fatigant. (…) Il faut accepter de ne pas toujours comprendre du premier coup.

Une fois encore, je précise que je suis bien consciente de n’être protégée contre aucune des pressions qui, face à un danger avéré, pourrait altérer mon discernement et finir par faire de moi un être fragile disposé, comme nous le sommes tous à un moment ou un autre, à confier sa vie sans se poser trop de questions, à qui parvient à se faire accepter comme plus qualifié, plus compétent, plus grand connaisseur du fonctionnement de la « mécanique humaine » que je ne peux l’être de ma propre personne envisagée dans sa conception holistique, c’est-à-dire au moins tridimensionnelle. En attendant, je persiste à affirmer ici que les animaux, que j’aime et respecte profondément par ailleurs, ne sont pas mes cousins, ni les machines mes semblables. À l’instar de Jean-Marc Dupuis, je suis de ceux qui croient qu’il ne suffira jamais, pour rendre la médecine pleinement humaine, de prescrire:

  • des médicaments anti-cholestérol à des personnes qui mangent trop gras ;
  • des médicaments anti-diabète à des personnes qui mangent trop sucré ;
  • des antibiotiques à des personnes qui ont manqué aux règles les plus fondamentales de l’hygiène ;
  • des somnifères à des personnes qui ont perdu le sens du jour et de la nuit ;
  • des antidépresseurs à des personnes dont la vie part à la dérive et qui ont toute raison d’être déprimées ;
  • des bisphosphonates (médicaments contre les os fragiles) à des personnes qui ne pratiquent pas assez d’activité physique et dont les os, comme les muscles, s’étiolent naturellement.

ni de se contenter de diagnostiquer:

  • des maladies cardiaques et des cancers du poumon à des fumeurs invétérés ;
  • des cirrhoses à des gens qui consomment plus d’alcool que leur organisme n’en peut tolérer;
  • de l’hypertension à des personnes qui mangent trop et bougent trop peu.

À défaut d’avoir l’honneur d’être médecin, je continuerai, simple praticienne en bien-être que je revendique de demeurer, à étudier, à me former à toute méthode ou protocole holistique que j’estimerai assez sérieux pour mériter de faire partie de la panoplie avec laquelle je vous accompagnerai, pour peu que vous me fassiez assez confiance pour recourir à mes soins, dans votre reconnexion à votre propre réalité, corps, âme et esprit. « C’est ça la passion. » (sic). Suivant son sage conseil, je laisse ouvertes les écoutilles.

Pour aller plus loin:
Lire l’intégralité de la lettre de Jean-Marc Dupuis

Cancer et bienfaits du yoga : un véritable prodige thérapeutique !

Le 22 septembre 2016

En tant que praticienne en bien-être mais aussi comme pratiquante assidue de Kundalini Yoga, comment n’aurais-je pas pu tomber en arrêt ce matin, en consultant ma messagerie et plus particulièrement les nombreuses lettres d’information qui me parviennent au sujet des dernières découvertes et autres études scientifiques ayant trait au bien-être et aux pratiques holistiques (c’est-à-dire conçues pour améliorer la santé tant du corps que de l’esprit), sur cet excellent article de Xavier Bazin ayant pour thème les bienfaits aussi impressionnants qu’inattendus de la pratique du yoga concernant la qualité de vie des personnes soignées pour un cancer, y compris par la médecine conventionnelle comme en témoigne cet autre article sur le yoga à l’hôpital trouvé dans Le Parisien Magazine.

Comme de nombreuses publications traitant des effets bénéfiques du yoga, celle-ci évoque la forme de yoga la plus couramment enseignée notamment en France, à savoir le hatha yoga. loin de vouloir cultiver quelque opposition que ce soit entre les différentes pratiques de yoga, je tiens à préciser en préambule que celle que j’ai faite mienne, le Kundalini Yoga est elle aussi une méthode holistique complète qui permet une prise en charge globale de tous les aspects de la personne, favorise une connaissance de soi fondée davantage sur l’intuition que sur le mental, et augmente l’ouverture de conscience* Il intègre plusieurs techniques de respiration et des Kriyas (enchaînements de postures), mais aussi des phases de relaxation et de méditation régénérant tant l’organisme physique que le mental, le tout ponctué de chant de mantras destinés, à l’instar de toutes les autres composantes de cette forme de yoga, à réveiller l’énergie vitale enfouie dans chaque être humain. En résumé, on y retrouve bien sûr ces deux aspects fondamentaux du yoga que sont la « gymnastique » avec la succession des exercices physiques (dimension externe), et le Pranayama ou maîtrise du souffle (dimension interne). Mais le Kundalini Yoga se caractérise par une orientation plus résolument spirituelle. Plus méditatif que d’autres styles de yoga, il vise à atteindre une forme d’éveil grâce à l’ouverture des chakras. Inspiré de la tradition tantrique (ce qui ne signifie nullement qu’il s’y trouve quoi que ce soit d’ordre sexuel), il nous invite à réveiller l’énergie vitale universelle qui sommeille en nous, symbolisée par un serpent remontant le long de la colonne vertébrale en partant précisément du chakra racine. Quel que soit votre âge et votre état de santé, votre professeur de yoga, et plus particulièrement de Kundalini Yoga, saura trouver les exercices les mieux adaptés à vos possibilités et les plus efficaces pour vous ressourcer physiquement, émotionnellement et mentalement en vous reconnectant à vous-même.

En savoir plus sur les notions de Kundalini et d’harmonisation des chakras

Cancer : mettez-vous vite au yoga !

« Xavier, que ferais-tu si on t’annonçait que tu avais un cancer ? »

À cette question, je répondrais sans hésiter :

« Je me mettrais immédiatement au yoga. »

La raison est simple : je ne connais aucune activité qui fasse autant de bien pour la santé du corps ET de l’esprit.

Le yoga vous permet de traverser l’épreuve de la maladie avec d’autant plus de force qu’il :

  • Redonne de l’énergie à votre organisme – au moment où les traitements médicaux anti-cancer le malmènent;
  • Calme vos peurs, votre colère, ou vos ruminations – des émotions fréquentes après l’annonce du diagnostic;
  • Réduit les douleurs articulaires et musculaires – souvent aggravées par les traitements;
  • Regonfle votre moral et chasse la déprime ou dépression – qui accompagnent souvent la maladie;
  • Améliore la qualité de votre sommeil – ce qui renforce votre système immunitaire, au moment où vous en avez le plus besoin;
  • Et vous aide à lâcher prise, à vous reconnecter à votre corps, à vos besoins, et à votre esprit – une démarche essentielle pour guérir.

Cela vous paraît peut-être trop beau pour être vrai ?

Et pourtant… Les effets du yoga sont tellement enthousiasmants qu’il est en train d’entrer dans les hôpitaux français… pourtant peu réputés pour leur ouverture à ce genre de méthodes!

Des séances de yoga à deux pas des blocs opératoires
À l’hôpital Saint-Louis, à Paris, cela fait déjà 5 ans que les femmes atteintes d’un cancer du sein bénéficient automatiquement de séances de yoga gratuites… qui ont lieu dans les locaux même de l’hôpital, pas très loin des salles d’opération !

Ce petit miracle doit tout à une femme en avance sur son temps, le Dr Caroline Cuvier, cancérologue. Elle explique :

« L’activité physique diminue le taux de récidive des patientes atteintes d’un cancer du sein. Elle permet aussi d’améliorer la qualité de vie pendant le traitement et de diminuer la fatigue. Le yoga, plus spécifiquement, a le mérite de s’adapter à la personne malade, de travailler sur la concentration pour mieux sentir son corps, et même le reconquérir. »

Mélina, l’une de ses patientes, a témoigné des bienfaits que lui a apporté le yoga, elle qui a subi six mois de chimiothérapie et une intervention chirurgicale :

« Les nausées, la fatigue et l’anxiété m’empêchaient de respirer, j’avais un nœud à l’estomac en permanence. Les grandes respirations me libèrent, ça me donne de la force et de la confiance en moi ».

Le yoga a également fait une entrée remarquée à la Pitié Salpêtrière, autre grand hôpital parisien. Ici, l’objectif est de soulager les douleurs chroniques, notamment celles de l’arthrose et de la lombalgie (mal de dos).

Cet effet « anti-douleur » (précieux en cas de traitement anti-cancéreux) est confirmé par le Dr Jocelyne Borel-Kuhner, qui a ouvert une consultation de yogathérapie dans un autre hôpital, celui d’Eaubonne dans le Val-d’Oise :

« Le yoga a des effets mécaniques – les étirements assouplissent les muscles –, mais aussi des effets sur le système nerveux. Une pratique régulière favorise la sécrétion d’endorphines qui calment la souffrance et diminue la production des substances inflammatoires. Elle agit à la fois sur la transmission et la perception de la douleur ».

Tout cela, le Dr Borel Kunher l’a découvert grâce à un médecin visionnaire, pionnier de la yogathérapie depuis plusieurs décennies, le Dr Lionel Coudron.

Longtemps, ce précurseur a prêché dans le désert. Les mentalités un peu fermées du monde médical n’étaient pas prêtes à accueillir cette tradition indienne millénaire.

Mais depuis quelques années, une floraison de publications médicales est venue lui donner raison, et prouver scientifiquement les incroyables effets du yoga sur la santé du corps et de l’esprit.

Une avalanche d’études scientifiques pour cette activité ancestrale
Rien que pour les patientes atteintes de cancer du sein, une douzaine d’études sont parues ces deux dernières années… avec des résultats enthousiasmants !

Toutes ont montré une diminution significative de la fatigue physique et mentale de ces patientes… après seulement quelques semaines à pratiquer le yoga.

À chaque fois, leur état a été comparé de façon très rigoureuse à un groupe similaire qui n’avait pas fait de yoga. Et à chaque fois, les patientes qui ont bénéficié du yoga ont vu leur qualité de vie s’améliorer de façon très nette.

Le yoga a aussi un effet moins visible mais très précieux : il réduit l’inflammation chez les patientes atteintes de cancer du sein, ce qui est d’autant plus intéressant que l’inflammation chronique est connue pour susciter et nourrir le cancer.

La qualité du sommeil est un autre problème courant en cas de cancer : après les traitements médicaux, 30 à 90 % des patients se retrouvent avec de sérieux troubles du sommeil. De quoi vous gâcher la vie… et accélérer votre risque de mort prématurée.

Mais une étude réalisée auprès de malades du cancer a montré qu’il suffisait de faire 2h30 de yoga chaque semaine pendant un mois pour voir la qualité de son sommeil nettement améliorée !

Et ne croyez pas que l’effet du yoga se limite aux patientes atteintes de cancer du sein. Une autre étude récente montre les mêmes effets positifs sur la qualité de vie des hommes victimes de cancer de la prostate.

Voilà pourquoi l’une des chercheuses les plus en pointe sur le sujet, le Dr Anita Peoples n’hésite pas à déclarer publiquement :

« A ce jour, on n’a rien trouvé d’aussi efficace que le yoga pour améliorer la qualité de vie des malades du cancer. »

Même l’activité physique « classique » ne produit pas d’effets aussi puissants.Le yoga est un véritable prodige thérapeutique !

Pour en percer le secret, je me suis plongé dans le précieux livre du Dr Coudron, Le yoga, bien vivre ses émotions.

Voici ce que vous devez absolument savoir sur cette pratique ancestrale :

Comment le yoga soigne votre corps et votre esprit
Le yoga le plus pratiqué, le hatha yoga, combine à la fois des exercices de respiration, des enchaînements de postures de yoga et de la méditation.

Comprenez-bien que ces exercices n’ont pas été choisis « par hasard ». Ils ont au contraire été testés, améliorés et affinés pendant des siècles, avec rigueur et minutie.

Pour optimiser leur méthode, les pionniers du yoga ont effectué des milliers d’observation, sur des milliers de pratiquants… Et c’est ce qui en fait aujourd’hui une pratique incomparable, qui agit sur tous les points clés de notre santé.

D’abord, le yoga renforce les muscles, assouplit le corps et améliore l’endurance. Ce sont les trois ingrédients d’une activité physique complète, qui produit en elle-même d’excellents effets thérapeutiques.

Mais le yoga n’est pas seulement une « gymnastique ». Elle permet aux muscles de fonctionner en harmonie, elle améliore la posture et redonne au corps son unité et sa cohérence…. soit les mêmes effets que la kinésithérapie !

« Comme le ferait un fer à repasser sur un linge froissé, toutes les crispations de la journée sont éliminées une à une avec le yoga », explique le Dr Lionel Coudron… Exactement les mêmes effets qu’un massage professionnel !

Plus profondément, le yoga est aussi une forme de psychothérapie douce : grâce à ses effets « relaxant », il améliore l’estime que vous avez de vous-même et vous aide à ne plus vous laisser emporter.

Les exercices de respiration ont un rôle fondamental dans la gestion de vos émotions. Avez-vous remarqué que votre respiration s’accélère naturellement lorsque vous avez peur, que vous vous mettez en colère ou que vous êtes agité ?

Eh bien lorsque vous vous efforcez au contraire de ralentir votre respiration consciemment, vous obtenez le résultat inverse, un état général de paix mentale.

Ajoutez à cela la méditation et la visualisation du hatha yoga, et vous réussissez en plus à chasser vos pensées négatives et à adopter une attitude plus sereine par rapport aux événements, même les plus douloureux.

Réussir enfin à lâcher prise !
Toutes ces propriétés du yoga en font votre meilleur allié pour réduire le stress chronique, ce « mal du siècle » qui ronge en silence votre corps et votre esprit.

En cas de cancer, le yoga vous aide à lâcher prise, au moment où vous en avez le plus besoin… et au moment où c’est le plus difficile à faire !

Le premier réflexe contre cette maladie est de vouloir lui faire la guerre, de mobiliser toute son énergie pour détruire cet ennemi maléfique.

C’est une bonne chose au départ. Mais si votre organisme est en état de stimulation permanente, acharné à vouloir « battre » le cancer, avec l’angoisse permanente de ne pas y parvenir, il peut finir par s’épuiser.

Or c’est le repos, et non le combat, qui fait le plus de bien à vos cellules !

Le yoga permet à votre corps de récupérer en profondeur, et vous aide à trouver cet état de calme, de recul et d’espoir indispensable au bien-vivre… et à la guérison.

N’attendez pas de tomber malade !
Vous me direz, pourquoi attendre de tomber malade pour se mettre au yoga ?

Et… vous avez bien raison !

A titre personnel, je compte m’y mettre dès que possible. J’ai vraiment hâte d’ajouter cette merveilleuse activité à mon programme physique de la semaine (déjà composé de séances de musculation et d’efforts intenses « fractionnés »).

D’autant que je vous ai surtout parlé des effets du yoga contre le cancer, et pas de ses myriades d’autres bienfaits thérapeutiques prouvés scientifiquement.

J’y reviendrai, mais sachez que c’est une des meilleures activités qui existe :

  • Pour votre cœur : il régule votre tension artérielle et améliore la santé des patients victimes de maladies cardiaques graves.
  • Pour les problèmes respiratoires : le yoga réduit vos symptômes et améliore votre qualité de vie si vous êtes asthmatique.
  • Contre l’arthrose et l’ostéoporose : le yoga fluidifie vos articulations, élimine la douleur et fortifie vos os.
  • En cas de douleur chronique au dos (lombalgie) ou à la nuque.
  • Pour réduire votre stress, booster votre humeur et améliorer votre sommeil – des effets qui ne sont bien sûr pas réservés aux patients atteints de cancer !

Ces points de réflexologie soulagent directement la douleur

Le 16 septembre 2016

Vos pieds font partie des éléments les mieux connectés au reste de votre corps. À partir d’une action spécifique sur les pieds, vous pouvez soulager des douleurs dans l’ensemble de votre corps. Pour obtenir des résultats, vous devez masser doucement les points de réflexologie pendant environ 30 secondes et au moins 3 fois par jour.

Ces points de réflexologie soulagent directement la douleur

1. Douleur au niveau de la gorge

Massez doucement le milieu de votre gros orteil pour soulager directement le mal de gorge.

Le gros orteil est étroitement lié à la gorge ainsi qu’à l’hypophyse.

2. Douleur dans le haut de votre corps

Massez doucement le point de réflexologie qui se situe là où votre gros orteil touche le reste du pied.

Cette zone permet de soulager les douleurs présentes dans votre cou, votre nez et votre colonne vertébrale.

3. Douleur dans le bas du dos

Offrez un doux massage approfondi au talon de vos deux pieds.

Vous pouvez également tremper vos pieds dans de l’eau chaude, et profitez de cet instant pour les laisser se détendre.

Le point de réflexologie au niveau du talon est merveilleux pour soulager le bas du dos, le nerf sciatique, les genoux et les mollets.

4. Douleur au niveau de la vésicule biliaire

Si vous ressentez des douleurs au niveau de la vésicule biliaire, alors vous devez massez doucement la voûte plantaire de vos pieds.

Cette zone peut également faire du bien au pancréas, au foie, aux reins ainsi qu’aux glandes surrénales.

5. Douleur au niveau des dents

Lorsque vous avez mal aux dents, concentrez votre doux massage sur le doigt du milieu de votre pied gauche.

Ce point de réflexologie est directement relié aux dents.

Il permet également de soulager certaines douleurs de tête.

Copyright les Hathor © Elishean/2009-2016/

Croyances et conditionnements limitants, comment les transmuter ?

Le 4 juillet 2016

Notre monde relatif est un enchevêtrement de croyances et de conditionnements. Notre inconscient collectif est nourri par ces croyances et contribue à façonner le monde tel qu’il est, tel que nous le percevons. Il existe plusieurs niveaux de croyances et de conditionnements.

Retenons qu’à un instant T, une croyance est une vérité pour chacun d’entre nous. La vérité ne devient croyance que lorsque nous nous sommes rendu compte de son caractère impermanent. Ainsi nous parlerons de vérités temporaires et impermanentes, et non de la Vérité.

« Quand nous pensons continuellement que nous sommes insignifiants, notre subconscient se met à le croire. Par conséquent, nous commençons à révéler involontairement nos faiblesses dans toutes nos pensées, paroles et actions. Les autres à leur tour, ne tardent pas à nous identifier à ces faiblesses. » (Amma)

Tout d’abord, nous portons les conditionnements transmis par nos parents qui sont les premiers à nous conditionner par l’éducation et la transmission de valeurs et de principes moraux, d’ambitions, de projections qui vont avec. Puis, nous sommes imprégnés des croyances et des conditionnements de notre microcosme, notre famille, nos amis, notre partenaire, nos collègues de travail. Enfin, nous sommes en lien d’interdépendance avec le monde social dans lequel nous évoluons, qui comprend un panel de croyances et de conditionnements assez large, et qui varie selon des critères tels que le niveau social d’appartenance, l’environnement culturel, la religion, la transmission intellectuelle, les us et coutumes, les normes sociales etc.

Nous tirons également de grandes conclusions de nos expériences de vies qui se transforment en croyances et conditionnements, souvent issus d’une déduction émotionnelle relativement duelle de type désir ou rejet. Selon que nous ayons vécu positivement ou négativement une situation, nous la rangeons dans une catégorie, soit celle du « j’en veux encore » ou dans celle du « plus jamais ça ». Cette approche tout à fait naturelle des expériences de vies nous amène à un auto-conditionnement qui influencera nos choix de vie à venir, avec cet inconvénient, s’il en est un, de limiter notre libre-arbitre. Ainsi nous avons souvent cette illusion d’avoir le choix, mais nous choisissons une solution parmi celles que nous sommes en mesure d’envisager par rapport à nos croyances. Nous avons donc l’illusion de faire un choix éclairé tandis que nous nous contentons d’un choix parmi les possibilités que notre mental a été en capacité d’envisager.

Nous attirons à nous des expériences de vie qui nous ressemblent, autrement dit, qui sont le miroir de nos croyances et conditionnements. Et nous sommes bloqués dans une situation en étant persuadés que nous n’y sommes pour rien et que le sort s’acharne à nous faire revivre inlassablement les mêmes épreuves de vies, les mêmes déceptions, les mêmes souffrances. Outre, un aspect bien plus profond, en lien avec notre incarnation et qui ne peut bien souvent être traité que par des thérapeutes qui travaillent au niveau des mémoires résiduelles du subconscient, ou de l’âme, nous avons un réel pouvoir de transmutation de nos croyances.

Ce qu’il est important de saisir, c’est cette valeur de VÉRITÉ que nous attribuons à ce qui n’est pourtant qu’une simple croyance, qu’un simple conditionnement. Cette vérité est la vérité de quelqu’un d’autre, pas la nôtre. Par conséquent, pour vivre aligné avec notre propre vérité, nous devons lâcher la main des vérités qui ne peuvent nous accompagner sur notre chemin. Dire au revoir à une croyance n’est pas simple et peut nécessiter un véritable travail de pardon et paix. Nous pouvons voir ces croyances comme des vérités qui nous accompagnent sur notre chemin et nous murmurent à l’oreille ce que nous devons/pouvons faire ou ne pas faire.

Voici un petit protocole pour détecter un conditionnement ou une croyance limitante, la regarder en face, comprendre pourquoi nous avons fait ce bout de chemin avec, faire la paix et lui dire au revoir.

1. Détecter une croyance limitante ou un conditionnement désuet

Ce qui nous pousse à observer et détecter une croyance est le constat d’une souffrance répétée ou récurrente, ou encore lorsque notre entourage nous conseille de prendre du recul avec une de nos certitudes.

Prenons un exemple : nous avons presque tous la croyance que nous ne pouvons pas faire entièrement confiance à notre ressenti ou à notre intuition. Or cette croyance est issue de notre éducation. Quelqu’un souffre d’une situation professionnelle qu’il considère comme étant digne de reconnaissance sociale, de valorisation aux yeux des autres. Et malgré les nombreux avantages rationnels que cette personne trouve à son travail, elle ressent de la souffrance psychique et physique. De plus en plus, elle ressent qu’elle n’est pas totalement à sa place mais refuse de se croire, préférant se fier à son mental plutôt qu’à son ressenti. Ce conditionnement est issu d’une éducation où les adultes ont fait comprendre à l’enfant qu’ils savaient bien mieux que lui ce qui était bon pour lui. L’enfant est bien plus connecté à son intuition et à son for intérieur, ainsi lorsqu’il disait qu’il n’avait pas du tout envie de faire quelque chose (manger un aliment, faire un sport, donner un bisou à quelqu’un etc. ) mais que ses parents lui expliquaient qu’il fallait le faire quand même, que c’était ce qu’il y avait de mieux pour lui, alors l’enfant a compris et intégré dans son système de croyance que ce qu’il ressentait, sa guidance intérieure, était fausse et qu’il ne devait pas la suivre.

Ce conditionnement qui nous pousse à rejeter notre ressenti en vertu de la croyance que nous ne savons pas ce qui est bon pour nous, est très présent. Or, une fois que nous prenons conscience que ce n’est qu’un conditionnement, alors nous regardons tous les choix que nous avons fait en suivant la vérité des autres et nous comprenons pourquoi nous ne nous sentons pas alignés.

Il en est de même pour la croyance que nous ne sommes pas dignes d’être aimés tels que nous sommes. Cela fait notamment référence à une multitude de croyances allant du « si tu n’es pas gentille, tu n’auras pas de câlin » (privation d’amour si nous ne nous adaptons pas aux autres), jusqu’à l’implicite « vous rencontrerez un homme qui vous aimera lorsque vous rentrerez dans du 36 avec un derrière rebondi et sans cellulite s’il vous plait », véhiculé dans de nombreux messages publicitaires (conditionnement social).

Une liste exhaustive est totalement impossible, mais retenons ce principe que nous faisons nôtre la vérité de quelqu’un d’autre et que nous sommes en capacité de détecter cette croyance.

2. Comprendre pourquoi nous lui avons tenu la main jusqu’alors

Une fois que nous avons identifié notre croyance, celle qui nous bloque comme : « on m’a toujours dit que j’étais nulle pour étudier » qui nous empêche de reprendre nos études, ou encore le «on sait bien qu’il est impossible d’avoir 5 enfants et une carrière épanouissante », en passant par le « les gens vont me prendre pour une folle si je leur dis que je sais guérir avec mes mains », il faut remonter à la racine de la croyance. Est-ce mon besoin de me faire accepter qui me pousse à nourrir des croyances, au prix du déni de ce que je suis vraiment ? Est-ce un manque de courage qui me fait me conforter dans cette idée que je ne suis pas capable de reprendre mes études ? Est-ce la peur de contester des normes sociales qui font que je ne peux croire à mon rêve d’être à la fois une bonne mère et jouir d’une carrière épanouissante ?

A la racine de tout empêchement il y a une peur ou une blessure qui n’est pas toujours atteignable et qui se tapie dans un coin de notre cœur. Ainsi, nous pouvons utiliser la croyance ou le conditionnement pour remonter jusqu’à cette peur qui ne veut pas se montrer. Nous pouvons aller la sortir de son petit coin d’ombre pour la mettre en lumière.

3. Accepter son existence et faire la paix

Vient ensuite l’étape de la reconnaissance et de l’acceptation de la croyance. Il ne sert à rien de la blâmer puisque nous étions d’accord pour lui tenir la main. Mais nous pouvons la remercier pour cette prise de conscience à laquelle elle nous a amené, pour la peur ou la blessure qu’elle nous a permis de mettre en lumière. Nous pouvons la visualiser sous la forme que nous souhaitons et la regarder s’en aller, ou encore l’envelopper de lumière pour la bénir de nous avoir aider sur notre chemin. Cette croyance qui était une de nos vérités a eu son rôle à jouer, celui de nous conduire vers une partie de nous-mêmes que nous ne pouvions voir, trop douloureuse ou trop sombre pour émerger toute seule.

Ce travail peut prendre du temps. Il est parfois nécessaire d’y revenir à plusieurs fois car la croyance s’accroche, ou c’est nous qui nous accrochons à elle, elle nous est tellement familière qu’elle en devient rassurante. Puis vient le temps des adieux. En acceptant d’avoir vécu avec cette vérité-croyance, nous pouvons accepter de la transmuter, c’est-à-dire de travailler a la dissoudre pour laisser émerger une nouvelle vérité en alignement avec ce que nous sommes vraiment. Mais il est impossible de dissoudre quelque chose dont nous ne reconnaissons ni n’acceptons pleinement l’existence.

4. Lui dire au revoir et laisser notre nouvelle vérité émerger

Pour dire au revoir à une vérité, ou du moins à ce que nous tenions pour vrai, il faut laisser émerger en nous une nouvelle vérité. Lorsqu’elle vient du cœur, cette nouvelle vérité s’installe tranquillement en nous et nous ressentons de formidables sentiments de liberté et d’indépendance. Par exemple, une personne dont les parents sont profondément athées aura un travail de libération de croyance pour laisser émerger sa foi. Son cœur sera libérer de la vérité d’une absence de toute transcendance ou immanence et laissera sa foi exister.

Il ne faut pas forcer une nouvelle vérité à émerger. En revanche, il est conseillé d’écrire ou de définir clairement les qualités que nous aimerions développer ou les nouvelles expériences de vie que nous souhaitons vivre. Ainsi, la vérité profonde qui nous amènera à notre besoin d’évolution, prendra place progressivement.

5. Ne pas s’attacher à cette nouvelle vérité en vertu de l’impermanence de toute chose

Une fois que cette nouvelle croyance que nous tenons pour vérité s’est installée en nous et nous prend par la main pour nous conduire à la prochaine étape de vie, alors il est préférable de la regarder sans s’y attacher car nul ne saurait être certain que nous n’allons pas encore évoluer et faire évoluer par là même, notre système de croyance tout entier.

Gardons à l’esprit que la Vérité se passe de symbole et ne peut être exprimée par des mots. La Vérité se vit en son cœur et si nul ne peut en parler en des termes symboliques tels que les mots, c’est parce qu’elle est indicible. Pour toutes les autres vérités-croyances qui émergent de nos conditionnements et qui influencent notre quotidien, alors nous avons la capacité de les transmuter.

Enfin, il ne faut pas confondre croyances et mémoires. Les mémoires amènent également à des schémas de fonctionnement répétitifs et récurrents mais nécessitent une toute autre approche, souvent avec l’aide d’un professionnel.

La méditation reste une pratique fondamentale pour accéder à nos vérités les plus profondes, et pour certains, jusqu’à la Vérité.

Article trouvé sur le site Méditations Magazines

Guérisseurs spirituels : qui sont-ils ?

Le 9 juin 2016

Guérisseurs spirituels ou guérisseurs de lumière

Devant la douleur de ceux qui pleurent et grâce aux possibilités infinies que les forces bienfaisantes de la nature et de Dieu accordent à ceux qui veulent se dévouer, il y a une sainte tâche à remplir. Pour cela, il faut une disposition d’esprit, un don de soi, une confiance totale en l’Énergie créatrice,
en Dieu, et aux esprits parvenus au stade de bonté qui fait les âmes grandes et généreuses.

En rédigeant ce dossier, nous n’avons pas d’autre but que d’apporter au lecteur les bases qui sont celles en lesquelles le rédacteur croit, là encore
il ne s’agit pas de la vérité, mais d’une vérité.

Les guérisseurs spirituels n’ont souvent besoin ni de « passes » ni de contacts matériel avec le malade, ils peuvent guérir aussi bien à distance qu’en contact, instantanément ou progressivement, assistés d’esprits bienveillants. La voie dans laquelles le guérisseurs s’engagent est difficile mais dispensatrice de joies profondes et Vraies. Joies de l’âme et du cœur. La vision de l’état du médium guérisseur, est celle du guérisseur sous l’angle moral et spirituel. Cela implique bien des abandons et des devoirs. Il s’agit, en premier lieu, de vaincre en soi « le vieil homme » et d’accepter le nouveau, celui qui a volonté de se rapprocher toujours plus de la spiritualité de Dieu.

« Pense à Dieu aussi souvent que tu respires. »

(Epictète)

Par-là, il voudrait montrer la voie qui mène à la connaissance, à l’atteinte du Divin par la prière, car toute pensée de compassion, de bonté, tout élan de la personne vers Dieu, est une prière et la prière est essentielle à l’action guérissante. La prière quelle que soit sa forme, est seule à déclencher les forces pures au bénéfice de la détresse, de la souffrance humaine. Il est d’ailleurs constaté que chez les grands guérisseurs mystiques, dignes de cette appellation par la droiture et la dignité de leur vie, la force spirituelle qu’ils reçoivent est d’essence supérieure, elle diffère du fluide magnétique végétal, animal ou humain.

Sans aller jusque là dans notre quotidien, nous pouvons tout de même penser que les qualités morales et spirituelles du guérisseur seront dispensatrices de fluides bienfaisants émanant de son propre fluide, allié à celui des esprits qui lui sont supérieurs. Ainsi plus le guérisseur sera en Dieu, en l’Amour, en la Foi, en l’Humilité, plus il s’élèvera moralement, plus il bénéficiera des fluides de l’autre monde, parfois à son insu, nous pourrions même dire « souvent » à son insu.

« Si les médecins échouent dans la plupart des maladies, c’est qu’ils traitent le corps sans l’âme, et que, le tout n’étant pas en bon état, il est impossible
que la partie se porte bien.«

(Platon)

La médecine spirituelle transporte son action dans le plan astral en agissant sur la source même de la vie, réparant les fonctions inconscientes, les tissus. Les maladies sont atteintes dans leurs sources mêmes. Les guérisseurs sont des foyers de force spirituelle et fluidique, ils agisent directement sur «l’âme» du malade, la partie malade se modifie sous les mouvements de la force, les molécules les plus denses soumises à l’action du courant spirituel changent progressivement la vitesse de leurs vibrations. L’harmonie alors se rétablit.

Les vibrations lumineuses et régulières qui lui sont envoyées par le guérisseur, qui les reçoit « d’en haut », rétablissent les vibrations irrégulières du malade. «Une condition favorable est que dans la vie privée, la conscience humaine ait la volonté de s’ouvrir au principe Divin, se montre capable de recevoir la vie mise à sa portée par le don de guérisseur», nous explique le Dr Bertholet.

Ceci voudrait-il dire aussi que le malade doit être partie prenante de sa guérison ?

Nous dirons oui et non, dans le sens où plus le malade est convaincu par la guérison spirituelle, plus celle-ci aura un effet puissant sur lui.

Que dire alors des animaux ou des bébés, qui guérissent ainsi particulièrement bien (l’action guérissante, est parfois fulgurante sur les animaux), puisqu’ils « n’acceptent pas » ?

Nous en déduirons que si le malade n’est pas partie prenante des soins spirituels, il ne doit pas la refuser (psychologiquement). Il doit se laisser faire. Qu’il soit dans le doute au départ, n’est pas un obstacle, mais s’il est intimement convaincu que cela ne se peut, alors le guérisseur ne pourra rien pour
lui, sauf à lui prodiguer des soins à distance, sur photo ou par la pensée, à son insu bien sur, pour qu’il n’y ait pas blocage.

La faculté guérissante, véritable bienfait pour celui qui l’ayant méritée, la possède et la pratique avec humilité et désintéressement, est une récompense de tous les instants.

Intervention de l’esprit :
«La médiumnité guérissante est l’apanage des justes, des bons et des mystiques. Seul un cœur altruiste et élevé pourra y accéder. Dieu n’accorde son fluide qu’aux méritants. Élevez-vous mes frères, vous atteindrez Dieu».

Toutes les méthodes sont bonnes mais parfois incomplètes selon le malade auquel elles sont appliquées. Un guérisseur dira qu’il guérit uniquement par la foi, un autre uniquement par la prière et imposition des mains sur le front du patient, un troisième ne travaillera qu’à distance par la pensée, un autre encore uniquement par des passes magnétiques et l’eau magnétisée. La plupart du temps le guérisseur se fiera à son intuition et travaillera probablement ainsi toute sa vie et c’est très bien, mais peut-être gagnerait-il parfois, à s’ouvrir aux autres pratiques afin que, par une astucieuse combinaison, il puisse accentuer les facultés que Dieu lui accorde….

La plupart des médiums guérisseurs le sont inconsciemment. Ils ne se rendent pas compte de leur faculté. Ils se croient magnétiseurs sans jamais s’apercevoir de l’aide qu’ils reçoivent des esprits. Ils exécutent des gestes sans trop savoir pourquoi ils font tel ou tel geste, ils prient en pensant que telle ou telle formule est plus apte dans ce type de maladie que dans une autre, ou recommandent une formule de prière à leurs malades. On les trouve beaucoup chez les personnes les plus humbles, chez celles qui ont une foi, un amour, un altruisme élevés. Quant à la prière, peu importe les mots, seul l’élan d’amour vers Dieu et vers le malade est important.

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Les trois émotions qui guérissent selon Emmanuel Pascal

Le 31 mai 2016

La science a récemment identifié trois émotions et sentiments guérisseurs du corps et de l’âme : la gratitude, l’amour et la foi. Connus des traditions spirituelles, ils améliorent la santé et nous rendent heureux.

Or ces émotions et sentiments ne sont pas réservés à quelques moments ou personnes privilégiés. Ils peuvent être cultivés. Emmanuel Pascal nous dit comment les faire grandir jusqu’à ce qu’ils occupent la place principale – voire toute la place – dans notre esprit et notre corps.

Il va vous initier à une pratique simple, basée sur des traditions millénaires et scientifiquement prouvée. Un outil d’une puissance phénoménale :

  • • Vous vous sentirez chaque jour plus heureux de vivre
  • • Vous serez plus créatif dans votre vie personnelle et professionnelle
  • • Vos relations avec les autres seront facilitées
  • • Vous résisterez mieux aux infections et aux maladies

Quelles sont les émotions qui guérissent ?

Voici les trois émotions centrales qui guérissent et leurs corollaires qui permettent de les convoquer :

* La foi : insouciance, prière, optimisme, espérance, courage, lâcher-prise, fluidité, confiance, réceptivité, doute, dévotion, protection.
* L’amour : politesse, honnêteté, respect, service, compréhension, bienveillance, compassion, partage, don de soi, tendresse, pardon, attachement, amour inconditionnel.
* La gratitude : remerciement, sentiment d’être aimé, acceptation, deuil, bénédiction, satisfaction, reconnaissance, ouverture du cœur, sourire, simplicité, rire, émerveillement, contemplation, joie.

Les 3 dimensions de l’émotion

L’émotion n’est pas une pensée, elle est corporelle et possède plusieurs composantes :

– Neurophysiologique: le vecteur de l’émotion est le système nerveux autonome. L’émotion est transmise via les hormones, des messagers chimiques qui voyagent dans le sang, informent des récepteurs à distance et induisent des états physiologiques.

– Expressive: l’émotion est visible et compréhensible par le mouvement musculaire et l’expression du visage.

– Subjective: elle est colorée par notre jugement, lié lui-même à nos expériences passées. Face au même stimulus, deux personnes n’auront pas la même émotion. L’émotion est à différencier du sentiment qui est de l’ordre de la pensée et qui n’a pas sa composante physiologique, il n’est pas visible de l’extérieur car il reste au niveau de l’esprit mais il succède à l’émotion et peut lui aussi susciter une émotion.

Comment utiliser ces émotions pour être heureux et améliorer sa santé ?

Nous utilisons la capacité humaine à provoquer des émotions par la pensée. De la même manière que le rappel d’un événement douloureux est capable de nous faire pleurer, évoquer une situation qui a suscité une émotion heureuse nous la fait ressentir de nouveau. Réelle ou fictive, peu importe. Ce qui compte à ce stade est le sentiment heureux et son ressenti intense. Par ailleurs, observer un sentiment intérieur en renforce la portée et le pouvoir physiologique. Votre cerveau aime le confort et ces émotions sont confortables pour lui. Il s’en souviendra mieux et y reviendra.

Avec la cohérence cardiaque, vous ajoutez une récompense physiologique à la récompense du sentiment positif. En effet, la cohérence cardiaque induit une régulation nerveuse et émotionnelle qui provoque elle-même un état de confort physique. En pratiquant la cohérence cardiaque tout en ressentant un sentiment positif, vous vous récompensez de ressentir l’émotion positive ! Votre cœur et votre corps vont aimer. Votre cerveau va aimer. Il va apprendre très vite! Imaginez un enfant que l’on gratifie à chaque fois qu’il joue ou qu’il rit en riant avec lui. Il a de fortes chances de devenir un enfant joyeux.

Dans votre cerveau, que se passe-t-il ? Vous avez renforcé le réseau de neurones des circuits cérébraux concernés par cette émotion. Autrement dit, vous avez élargi le chemin qui mène à l’émotion. Vous l’avez défriché et vous en avez amélioré le balisage. Dès lors, l sera plus facile à emprunter la prochaine fois qu’une situation en permettra l’expression. Peu à peu, vous acquerrez des réflexes émotionnels. Le chemin vous semblera plus tentant et vous le parcourrez plus souvent. Vous en connaîtrez les détails comme votre poche et l’emprunterez volontiers. C’est ainsi que la douceur, le contentement, la confiance et les autres émotions qui guérissent deviendront peu à peu des traits dominants de votre personnalité.

L’émotion qui guérit deviendra une seconde nature et vous aurez le bonheur de le constater de loin en loin comme beaucoup de pratiquants de la cohérence cardiaque l’ont fait. Il y a, bien sûr, des effets secondaires à cette médication. Mais c’est pour la bonne cause. Il se peut que vous constatiez une moindre tolérance aux émotions négatives qui vous viennent. Non pas aux événements négatifs mais aux émotions négatives. Quand elles se présenteront, elles ne seront pas agréables et vous aurez tendance à moins les laisser s’installer. C’est normal. Quand on s’habitue au confort, on a du mal à le lâcher.

Exemple : cultivez le sentiment d’être aimé

Par imagerie cérébrale, il a été observé que les sentiments d’altruisme, de compassion et de réjouissance pour l’autre, chers au bouddhisme, sont reliés à une activité intense du cortex préfrontal gauche, une zone impliquée dans les sensations de bien-être, les émotions positives et le recul par rapport aux émotions négatives. Dans la pratique bouddhiste traditionnelle, il est préconisé de commencer par stimuler sa propre aspiration au bonheur puis de l’étendre à autrui. Tout d’abord les êtres chers, puis les autres êtres, amis ou ennemis, humains, animaux et végétaux. Nous retrouvons la même préconisation dans la bouche du Christ : « Aime ton prochain comme toi-même ». Un tel conseil pose l’amour de soi comme socle de l’amour universel. La psychologie confirme l’importance cruciale de l’estime de soi comme base de l’équilibre mental et de toute relation harmonieuse. On ne peut aimer sainement que depuis l’amour reçu et le sentiment d’être aimé soi-même. Les grandes religions monothéistes comme l’indouisme, le judaïsme ou le christianisme célèbrent l’amour inconditionnel de Dieu pour les hommes. L’altruisme et la compassion sont les clés du bonheur pour les bouddhistes tout comme l’amour du prochain est la clé du royaume de Dieu pour les chrétiens. Ces sentiments sont indissociables de celui d’être aimé et de la gratitude.

À Harvard, le Dr McClelland a demandé à des personnes de méditer en pensant à tous ceux qui, dans leur vie, avaient été bons envers eux. Le nombre de cellules T (marqueur de la qualité de l’immunité) augmenta chez ces personnes dans des proportions importantes. Comme les cobayes du Dr McClelland, nous pouvons nous concentrer quelques instants sur tous ceux qui nous ont aimé, qui nous ont prodigué soin ou tendresse ou simplement rendu service. Le dos bien droit, pratiquons une respiration ample et régulière de préférence en fréquence six. À tout moment, nous pouvons améliorer notre bien-être en ressentant les émotions et les sentiments que cet amour nous a donnés.

Emmanuel Pascal : les 3 émotions qui guérissent

Fréquentez ce livre comme un ami de bon conseil. Suivez simplement son écriture lumineuse et votre vie deviendra plus heureuse, sereine, votre santé plus solide pour plus longtemps.

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Corps-esprit : l’esprit peut-il guérir le corps ?

Le 18 février 2016

Corps-esprit : L’esprit peut-il guérir le corps ?

Dans son livre Le Corps Quantique, le fabuleux pouvoir de guérison de votre esprit, le Dr Deepak Chopra évoque le cas de Chitra, guérie subitement d’un cancer avancé alors que son traitement ne semblait pas produire d’effet. Le corps, s’il est activement aidé de l’esprit, peut-il s’auto-guérir ?

Lorsque j’ai dit que personne ne pouvait honnêtement prétendre connaître de traitement du cancer du sein, je ne disais qu’à moitié la vérité. Si un malade pouvait activer le processus de guérison de l’intérieur, cela constituerait alors le traitement du cancer. Des exemples de guérison semblables à celle de Chitra se produisent lorsqu’un changement radical survient à l’intérieur, balayant la peur et le doute en même temps que la maladie. Toutefois, le lieu exact de ce changement reste très mystérieux. La sagesse médicale est mise au défi de répondre même à la plus élémentaire question : ce changement chez Chitra s’est-il produit dans son corps, dans son esprit ou dans les deux à la fois ? Pour répondre à cette question, la médecine occidentale s’est mise récemment à considérer avec du recul les médicaments et la chirurgie, qui sont les fondements de toute pratique médicale, pour se pencher sur le domaine vague et souvent déroutant que l’on dénomme un peu rapidement lamédecine corps-esprit. Cette prise de conscience était quasiment obligatoire car la confiance habituelle que l’on accordait au seul corps physique commençait à s’effriter.

La médecine corps-esprit provoque un malaise certain chez bon nombre de médecins qui pensent qu’elle est plus un concept qu’un domaine réel. Si le choix entre une idée nouvelle et un composé chimique connu lui est donné, le médecin accordera sa confiance à ce dernier – pénicilline, digitaline, aspirine ou valium ne nécessitent aucune réflexion de la part du patient (ou du médecin) pour être efficaces. Le problème surgit lorsqu’un tel produit se révèle inefficace. Des enquêtes effectuées en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis montrent que quelque 80% des patients pensent que le problème sous-jacent, le motif qui les amenait à consulter un médecin, n’est pas résolu à l’issue de cette visite. Des études classiques qui remontent à la fin de la Deuxième Guerre mondiale ont montré que des malades ont quitté le Yale Medical School Hospital plus malades qu’ils n’étaient à leur arrivée (parallèlement, des études similaires ont montré que des patients souffrant de troubles psychiques se sont mieux portés durant la période d’attente de leur consultation qu’après avoir effectivement vu le psychiatre – cela prouve qu’il ne suffit pas d’échanger un médecin du corps contre un médecin de l’âme).

Une guérison miraculeuse, donc, met simplement en lumière la nécessité de reconsidérer certains des principes de base de la médecine. La logique normale en matière de guérison peut être impressionnante ou du moins satisfaisante, comme lorsqu’on prescrit de la pénicilline pour guérir une infection, mais la logique de la nature peut être stupéfiante. De nombreux médecins sont restés perplexes devant des cas de guérison tels que celui de Chitra, sans avoir le moindre début d’une explication ; ils emploient alors l’expression consacrée rémission spontanée, appellation bien pratique qui ne signifie pas autre chose que ceci : le patient s’est guéri lui-même. Ces guérisons spontanées sont tout à fait rares – une étude datant de 1985 a estimé qu’il y en avait
une sur vingt mille cas de cancers diagnostiqués ; certains spécialistes pensent qu’elles sont plus rares encore (inférieures à dix pour un million) mais nul n’en est certain.

Récemment, je passais une soirée en compagnie d’un spécialiste du cancer renommé du Middle West, qui traite des milliers de personnes chaque année. Je lui demandai s’il connaissait des cas de rémission spontanée. Il haussa les épaules et me répondit : « Je n’aime pas beaucoup ce terme, cependant j’ai vu des tumeurs régresser complètement. C’est très rare mais cela arrive. »

Ces régressions pouvaient-elles parfois se produire d’elles-mêmes ? Il admit que cela pouvait être le cas. Il réfléchit un moment et ajouta que certaines formes de mélanomes – cancer de la peau redoutable, qui tue très rapidement – sont connues aussi pour disparaître d’eux-mêmes. Il ne pouvait dire pourquoi. « Je ne peux perdre mon temps à penser à ces phénomènes exceptionnels, dit-il. Le traitement du cancer, c’est une affaire de statistiques – on considère les nombres. Une immense majorité de malades répond à certains aspects d’un traitement et on n’a tout simplement pas le temps de faire des recherches sur la minorité infinitésimale qui guérit pour une raison inconnue. De plus, l’expérience nous a montré que la plupart de ces régressions ne sont que temporaires. »

Pensait-il que les régressions totales étaient inférieures à une sur un million ? Non, répondit-il, elles ne sont pas aussi rares. Par conséquent, en qualité de scientifique, ne désirait-il pas découvrir le mécanisme qui se cachait derrière, même si les chances étaient d’une sur un million ou sur dix millions ? A nouveau il haussa les épaules. « Il doit bien sûr y avoir un mécanisme derrière cela, concéda-t-il, mais ce n’est pas mon domaine de recherche. Laissez-moi vous donner un exemple : il y a huit ans, un homme est venu me voir en se plaignant d’une toux qui lui déchirait la poitrine. On lui fit passer une radio qui révéla une grosse tumeur entre ses poumons. Admis à l’hôpital, on pratiqua une biopsie et le pathologiste diagnostiqua un cancer à petites cellules (carcinome). C’est un cancer dont l’évolution est rapidement fatale.

« J’annonçai à mon patient la nécessité d’une opération immédiate, afin de soulager la tension créée par la tumeur, qui serait suivie d’une radiothérapie et d’une chimiothérapie. Il refusa, très troublé par la perspective d’un traitement. Après cette visite, je perdis complètement sa trace. Huit ans plus tard, un homme vient me voir avec un énorme ganglion lymphatique au cou. Je fis une biopsie qui révéla un cancer à petites cellules. Je me rendis compte alors que c’était le même homme.

« On fit une radio au thorax qui ne montra aucune trace de cancer du poumon. Normalement, 99,99% des malades non traités seraient morts en six mois ; quant
à 90% des malades, ils n’auraient pas survécu au-delà de cinq ans, même avec un traitement intensif. Je lui demandai ce qu’il avait fait pour son premier cancer et il me répondit qu’il n’avait rien fait, qu’il avait simplement décidé qu’il ne mourrait pas d’un cancer, et que de la même manière, il allait refuser un traitement pour son deuxième cancer. »

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